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Stylo à plume

Pierre a proposé:

Il y a un mois, un ami vous a invité pour aller à une course.

Cette course doit avoir lieu après-demain, vous venez de recevoir un message pour confirmer cette date. Mais votre ami a oublié de vous préciser quels animaux seront engagés dans cette course. Racontez comment s’est passé ce moment avec votre ami.

Une Journée inoubliable avec Danielle.

Mon amie Danielle fait partie de l’association « Courir pour Elles », une association d’intérêt général qui a pour vocation de contribuer à la lutte contre les cancers féminins par des actions de prévention et de soutien aux femmes en soin.

Courir pour Elles, c’est bien plus qu’une course ou qu’une marche ! C’est un événement caritatif et solidaire.

Aujourd'hui, j'ai eu le plaisir de participer à cette course avec Danielle qui est membre actif, une occasion rêvée de passer du temps ensemble tout en remuant un peu nos corps.

Chaque année, l’association rassemble des milliers de participantes, exclusivement des femmes, au grand parc de Miribel-Jonage, autour de formats accessibles mêlant course et marche. 

L’objectif : promouvoir l’activité physique comme outil de santé, tout en soutenant des actions concrètes pour les femmes touchées par un cancer.

Les préparatifs avant la course

Danielle avait tout prévu : à mon arrivée, un petit-déjeuner nutritif avec des fruits frais, des barres énergétiques et du jus d’orange. Nous avons pris le temps de discuter et de rire autour de la table et de nous projeter sur son déroulement. Je pouvais déjà sentir l'énergie positive qui allait nous accompagner tout au long de la journée.

Après les préparatifs, nous nous sommes dirigées vers le parc de Miribel où se déroulait la course. L'atmosphère était électrisante ; les coureurs, des femmes de tous âges s'échauffaient.  Certaines dansaient sur de la musique entraînante, d'autres prenaient des selfies pour immortaliser le moment.

Dès mon arrivée, j'étais remplie d'excitation. À l’accueil du stand « Courir pour Elles» nous recevons nos tee-shirts rose symbole de l’association et nos brassards contre une contribution modeste avec l’affirmation que leur action repose sur une conviction forte : bouger, c’est agir contre le cancer.

Le départ de la course

Danielle et moi avons fait quelques étirements ensemble, partageant des conseils et des encouragements.

Quand le coup de feu est parti, nous avons démarré avec enthousiasme. Au début, c'était un peu chaotique, mais rapidement, nous avons trouvé notre rythme. 

La vue des arbres, des rivières et des autres participantes nous a motivés à persévérer.

Les moments marquants de la course

À mi-parcours, nous avons rencontré un groupe de coureurs déguisés en superhéros apportant une touche ludique à cette compétition. Danielle a proposé que nous les rejoignions pour prendre une photo. Ce moment de légèreté nous a fait rire aux éclats et a dissipé toute fatigue.

Lorsque nous avons atteint les derniers kilomètres, j'ai senti mes jambes devenir lourdes. Cependant, encouragée par les cris de Danielle et par le soutien des spectateurs, je me suis ressaisie et j'ai donné le meilleur de moi-même. La ligne d'arrivée était enfin en vue !

Fin de la course et célébration.

En franchissant la ligne d’arrivée, un mélange de soulagement et de joie m’a envahi. Danielle, qui était déjà là, m'a accueillie avec un grand sourire et un high five. Le high five ou tope là est un geste de victoire, d'encouragement ou de félicitation. Il consiste à présenter sa main ouverte et levée, pour qu'un partenaire ou concurrent vienne en frapper la paume, lui aussi de sa main ouverte.

Nous étions toutes deux fières de nous. Après la course, nous avons célébré avec d'autres amies, échangeant des anecdotes et des rires autour d'un bon repas.

Conclusion

Cette journée passée avec Danielle restera gravée dans ma mémoire non seulement pour la course, mais aussi pour le motif de « Courir pour Elles » qui contribue à la lutte contre les cancers féminins par la prévention et par l’amélioration de la qualité de vie des femmes en soins. 

Cette expérience sera aussi marquée par les moments de camaraderie et bonne humeur.

J’ai déjà hâte d’y retourner l’année prochaine avec mon amie, pour relever de nouveaux défis, et, pourquoi pas, faire partie de l’association !

Annie M.

Mon amie Henriette m’a envoyé un texto pour aller voir une course lundi ? Elle me prendra à midi. J’hésite ne sachant pas de quelle course il s’agit ! mais elle me parle du village de Caracole que je ne connais pas, donc j’accepte, on verra bien…. 

Nous voilà à Caracole, par un beau jour de printemps, Le soleil est de la partie. Aujourd’hui c’est la fête, nous allons assister à la course annuelle des escargots. Quelle surprise !

 

Cinq escargots vont prendre le départ à 14 h, il y a :

 

GRIBOUILLE : un peu fluet, à la coquille zébrée, de Mademoiselle Fenouillet institutrice du lieu.

BAVEUSE : qui ne cesse de baver, appartenant au maraicher, Président de la course, qui offre la salade au gagnant.

GIROUETTE : qui part dans tous les sens au découragement de son propriétaire le garde-champêtre.

COQUILLON et COQUILLETTE les jumeaux de la mère Boulard, la boulangère, qui se portent bien et      sont à la limite du poids exigé pour participer.

 

Près d’une immense table, revêtue d’une nappe blanche, sur laquelle est dessinée une cible, plusieurs personnes s’affairent. L’arbitre, habillé de noir, déjà son micro à la main fait des essais.

 

C’est 13 h 30, les villageois bien endimanchés sont là, quand arrive Monsieur le Maire coiffé d’un canotier dans sa vieille torpédo.

 

Après les effusions coutumières, les propriétaires amènent leur concurrent au centre de la table. Les spectateurs entourent la table et l’arbitre prêt, lance un coup de sifflet strident. C’est le départ.

 

Coquillon et Coquillette, sous les applaudissements de la mère Boulard, sortent du groupe, immédiatement Gribouille, on ne sait pourquoi, attend… Girouette s’en va en suivant le tracé de la cible et Baveuse, envahie de sa bave mousseuse commence à se précipiter en glissant si vite qu’elle se retourne, au désespoir du Président, son escargot est alors disqualifié…

 

Melle Fenouillet crie après Gribouille, qui reste insensible à ses cris et qui n’a pas bougé d’un centimètre. Le garde-champêtre encourage Girouette qui continue à suivre le cercle de la cible, c’est le charivari. La foule crie, chacun à son favori….

 

Pendant ce temps les jumeaux de la mère Boulard continuent à avancer vers l’extérieur, doucement mais surement, jusqu’à l’arrivée

C’est une explosion de joie. On va partager le 1er prix : une belle laitue, entre Coquillette et Coquillon à la grande fierté de notre boulangère. On fait appel à Ginette, la Miss Caracole 2026, habillée d’une belle robe blanche, de la couronne et qui n’a pas oublié de mettre son écharpe pour la remise du prix aux gagnants.

 

La bière et la limonade coulent à flots, Jeannot le mitron a sorti son accordéon et les gens enchantés envahissent la place du village pour esquisser quelques pas de danse. 

 

C’est la joie pour tous, Il n’y a plus qu’à attendre l’année prochaine pour se retrouver à la fête du village, avec Henriette nous nous sommes promis de revenir.

Nicole B.

Mon Dieu que de courses sur cette terre.

Je ne suis pas inspirée et mes idées ne se fixent pas.  Je vais d’un sujet à l’autre, le temps passe et mardi s’approche à grands pas. J’ai l’angoisse de la page blanche, comme les grands écrivains. Excusez du peu, mais je suis vraiment à court d’idées.

Pour les courses de chevaux je ne suis pas à l’aise. Je ferme les yeux lorsqu’ils vont sauter une haie. J’ai peur de leur porter malheur si je les regarde et que l’un d’eux tombe et finisse en pâtée pour chiens ou chats. Car ici pas de pitié, ils sont là pour être les meilleurs et rapporter de l’argent à leur propriétaire. Pas question de garder un cheval boiteux.

 

La course des escargots. Je ne sais même pas si cela existe, et comment les stimuler pour aller vers l’arrivée. Avec une feuille de salade, mais sans les toucher, car au moindre contact ils rentrent dans leur coquille et la course est perdue.

La course à l’armement. C’est mystérieux pour moi. J’ai entendu quand ce moment des petites entreprises et même des grandes qui étaient en difficulté, ou non, sont très heureuses que la paix vacille sur son socle, car elles se recyclent dans la fabrication de drones, canons, chars d’assaut et autres jouets guerriers. Leurs finances vont beaucoup mieux. Les PDG se réjouissent, les ouvriers aussi car le chômage s’éloigne.

 

Depuis cette nuit les Israéliens et les Iraniens courent dans les rues pour se mettre à l’abri. Trump bombarde l’Iran, les ayatollahs se rebiffent et mitraillent Israël et au milieu de ce fatras les citoyens courent pour sauver leur vie.

 

Entre l’Ukraine et la Russie la course dure toujours. Mais maintenant on en parle moins, c’est tellement vieux cette lutte pour l’envahissement d’un pays, que cela devient moins intéressant pour le JT du soir, les jours se suivent et se ressemblent. Et pourtant les gens continuent de courir pour trouver à manger, un abri ou simplement survivre.

 

Même lorsque l’on va faire nos commissions nous parlons de courses, course vers le rayon des pâtes, course vers la boucherie, les conserves et courses pour Minet et Toutou. Et hop, course vers les caisses pour choisir la mauvaise file, celle qui se bloque tout à coup parce qu’un produit est sans étiquette.

 

A courir comme cela dans ma tête je suis fatiguée et m’arrête dans mes recherches. Lorsque tout à coup je m’aperçois avec stupéfaction que j’ai oublié la plus importante, celle oû nous sommes, depuis le tout début de notre création, programmés à courir.

 

Et oui, réfléchissez bien, cela a commencé par une certaine course, reconnue par le monde scientifique…….

Celle des spermatozoïdes.

Nicole T.

La course de porcelets 

Le mois a passé très vite depuis l’appel de Marc. La course qu’il me propose doit avoir lieu après-demain, mais il ne m’a pas indiqué quels types d’animaux doivent concourir…. Tant pis, je l’appelle de nouveau, cela fait une semaine que j’essaie de le joindre mais rien que son répondeur dont le message change régulièrement. Au moins, il est vivant !! ouf !!

Il doit venir me chercher demain à 09h00 avec son grand break Volvo inusable. Je me suis bien habillé car, connaissant Marc et son amour des chevaux, il m’a invité à une course de chevaux. Il faut dire que nous habitons à Creil qui est tout près de l’hippodrome de Chantilly. Je me regarde de nouveau dans la glace et, ma foi j’ai de l’allure avec mon manteau en laine d’Ecosse, ma casquette style british et mes bottines en cuir blond. Ainsi habillé, il me trouvera très élégant, il adore les tenues BCBG ! . Le lendemain, je l’attends devant mon immeuble je n’ai pas oublié mes jumelles ! Le voilà ! Je m’installe à côté de lui…Tiens il s’est habillé simplement, je ne m’étonne pas, Marc aime bien ses aises pour conduire. Nous nous dirigeons vers le Nord … Etrange ! l’hippodrome de Chantilly est au sud !

 

-<< Dis Marc on va au Nord tu es sûr de toi ?>>

-<<Oui mon vieux t’inquiète pas, c’est une surprise !>>

 

Il me fait un clin d’œil sans explication. Je connais son caractère potache aussi je ne moufte pas, je le laisse dans son jus.

Au bout d’un moment il se lance : -<< Mon Gilou tu verras que tu ne seras pas déçu de notre journée ! c’est du lourd, du très lourd !  Il y a aussi l’après-midi de prévu !>>

 

Je m’appelle Gilles, mais Marc m’appelle souvent Gilou… Moi je l’appelle Marc, je ne suis pas compliqué !

 

Décidément, cela devient étrange, je ne connais pas d’hippodrome proche dans cette direction. Mais au bout de 30 minutes, Marc déclare que l’on arrive.

 

Effectivement, après avoir traversé la commune de Bulles, le voilà qui tourne dans un chemin de terre, au loin on distingue des bâtiments dont une grande ferme carrée avec un magnifique pigeonnier. L’entrée est majestueuse avec une grande cour en gravier avec des bâtiments tout autours et une trentaine de voitures garées en épi. Marc sort du coffre de la Volvo des bottillons en caoutchouc 

 

Interloqué, je l’apostrophe :

-<< Mais qu’est c’est que cette histoire !! >>

-<< Mon Gilou … C’est une course de porcelets ! Je voulais te faire une surprise dont tu te souviendras !>>

 

Bon joueur, je le suis. Nous nous dirigeons vers un enclos herbeux avec d’un côté des porcelets vêtus d’une casaque numérotée avec leur nom et de l’autre un grand seau de pommes. Il est vrai que tout cela ne sent pas l’odeur des écuries comme je pensais, ni celle du gazon fraîchement tondu ! Il faut avouer que l’odeur est assez pénétrante ! voire très forte.

 

Le soleil chauffe doucement les barrières de bois qui cernent le terrain et l'air sent le lisier, pas d’herbe fraîche ni la friture des

baraques. Mon ami, rayonnant, me donne les billets en marmonnant qu'il avait « juste oublié un petit détail ».

Nous avons pénétré le champ, attirés par des rires et des applaudissements qui montaient comme une vague. Au départ, rien d'anormal : une piste boueuse, des enfants qui encouragent. Puis, la surprise, les concurrents ne sont ni chevaux ni chiens, les athlètes en question ne portent ni chaussures à pointes, ni fers en acier, mais une bande de porcelets potelés coiffés de minuscules dossards numérotés sur leurs dos roses marqués de leur nom.

 

Le speaker, un homme au chapeau de paille vissé sur la tête, a annoncé les noms des concurrents entre autres par Grain Groin 1er, Peggy la gloutonne Salami express, J.C Suoer lard ,Bacon volant  etc. Marc a surnommé le lieu le « Porcodrone », et a misé (virtuellement heureusement) sur Jambon Turbo, un petit sujet nerveux qui passe son temps à essayer de manger le dossard de son voisin Pas de starter, le départ est donné par un jeune homme en chapeau de paille tenant un seau de pommes qu’il agite face à l’arrivée à 50 mètres. 

 

Ils s’élancent dans un chaos et un concert de grognements aigus suivis de glissements, détours imprévus, petits cris d’excités.

 

Certains se roulent sur le sol, d’autres repartent vers le départ.  La foule éclate de rire à chaque retournement ; certains porcelets préférant renifler le derrière de leur voisin plutôt que foncer vers la ligne d’arrivée. 

 

Le moment de grâce est survenu au milieu du parcours. Alors que Jambon Turbo menait la danse, il a soudainement repéré une plaque de boue particulièrement attirante sur le côté de la piste. Fidèle à ses instincts, il a stoppé net sa carrière sportive pour s’y vautrer avec une satisfaction non dissimulée. La foule a hurlé, Marc s’est pris la tête dans les mains, et c’est finalement Salami Express, avec une régularité de métronome et un flegme tout britannique, qui a franchi la ligne d’arrivée. Son prix ? Un seau de pommes fraîches et les acclamations d'un public en transe.

 

Le public se disperse en riant, certains se font prendre en photo avec les concurrents. Quant à moi je nettoie mes bottines sous l’œil goguenard de Marcel auquel je ne cache pas mon énervement !

 

Mais Marc m’a réservé une autre surprise ! La visite des Eglise de Bulles et Saint Just-en-Chaussée distantes l’une de l’autre de seulement 7 kms et il m’invite au restaurant le Gourmand de Saint Just-en-Chaussée.  

 

Chic type que mon ami Marc il finit ma balade << cochonnaille >> avec la visite d’églises datant du XIIᵉ et XIIᵉ siècle suivie d’un menu gastronomique.

 

Finalement cette course est une histoire qui se termine bien !

Gérard

C’était dans les années 80, nous allions souvent chez des cousins à Nîmes, pour les vacances, pour un week-end. Ils étaient passionnés de corrida, surtout mon cousin, Antoine. Il fréquentait le monde de la tauromachie, et avait pour ami un célèbre toréador de Nîmes nommé Morenito de Nîmes. C'était l’époque encore des  idoles en tauromachie :
El Cordobes, Manolet, Dominguin père de Miguel Bose chanteur célèbre Espagnol, acteur et chanteur dans le film "talons aiguilles".
Il est vrai aussi  dans ces années-là il y avait un envoûtement pour la tauromachie et surtout les toréadors! on ne parlait pas de la souffrance animal, à  l'époque, si peu.


Une année  de ces vacances à  Nîmes, c'était pendant la célèbre Féria de Pentecôte, mon cousin nous proposa d'aller voir une corrida portugaise aux arènes des Saintes Maries de la Mer. Je n’avais jamais vu des corridas, que les belles affiches placardées, sur les murs. Il avait obtenu des places de ses amis toréadors. Il rajouta « la corrida portugaise est plus douce », et me regardant, « toi qui es sensible, il n'y a pas de mise à mort ! »


Moi j'avais en tête toutes les belles photos publicitaires des toréros avec leurs habits de lumière. Les toros qui fonçaient sur les toréadors étaient bien courageux d'affronter ces mastodontes !
C’était aussi l'époque des chansons, destinées aux toréadors. Les chanteurs, comme Luis Mariano avec le costume de toréador, qui faisait un tabac avec sa chanson "Toréador "! Les toréadors étaient des idoles. Ils étaient adulés à cette époque !

Opérettes, chansons envahissaient les salles de spectacles, la télévision offrait des spectacles somptueux à la gloire des corridas. 

Le toréador qui avait combattu avec succès le toro, offrait les deux oreilles à sa promise, sous les viva des aficionados en délire.
Le samedi arriva, les Saintes étaient à une cinquantaine de kilomètres de Nîmes. Nous étions partis en fin d'après-midi, ma cousine Maria, mon cousin Antoine, mon mari et moi. Vers 20heures les portes des arènes s'ouvrirent ,et nous voilà  faisant la queue au milieu d'une foule  impatiente de trouver leur place.


Au milieu de l'arène des jeunes gens, certainement de futurs toréadors, faisaient patienter la foule en excitant  de jeunes taureaux avec leurs petites banderas .


Une musique folklorique et le brouhaha des gens qui montaient dans les gradins couvrait les premiers applaudissements réservés aux jeunes gens qui couraient dans l'arène pour éviter la fureur des jeunes toros. Nous arrivions tout en haut des arènes.


Mon cousin me souffla à l'oreille "j'ai demandé des places tout en haut pour être plus tranquilles " ! Moi je n'étais déjà pas très rassurée de tout ce brouhaha ! de plus je constatais que les gradins étaient en ciment. C'est pour cela que je voyais des personnes arriver avec des cousins sous le bras ! Oh ! on a oublié les cousins me glissa ma cousine !
Pas grave j’ai vu des spectacles au théâtre Romain de Fourvière et ça ne m'a pas gênée.


Soudain ce fut le silence, pour quelques secondes, puis des viva et des applaudissements ! Et mon cousin de m'expliquer :
"C'est le défilé des matadors suivis de leurs aides (péones et banderilleros), qui se présentent au public et au président, lequel, en agitant un mouchoir blanc, annoncera le début du combat !
Puis le début du combat arriva, Un jeune toréador ouvrit les festivités
Antoine ,m'expliquait le déroulement du spectacle au fûr et à mesure,
Voilà ! c'est le plus jeune toréador qui commence le spectacle, il est entouré de son équipe, les  péones ,et les picadors, Tu vois ceux qui sont sur les chevaux et qui tiennent des lances, puis ceux qui sont à terre, les banderilleros, et leurs banderilles multicolores, qu’ils plantent sur le dos du toro, pour redynamiser la charge du toro...
-- « Heu ! je ne me sens pas bien... »
--«  Mais non  le taureau ne sent rien Ils sont conditionnés pour ça ». Je détournais la tête, j'entendis Maria me dire, « c'est parce que tu n'as pas l'habitude, c'est la première fois... »
--Une huée de vivas ,et de Olé me fit retourner la tête, je vis le taureau, les piques qui se balançaient au rythme de son débat  et ce sang qui coulait de chaque côté de son dos  je criais « je veux partir je veux pas voir ça, je veux descendre. » 

--Mon mari, « calme toi ! On ne va pas descendre le spectacle vient de commencer... »


« C’est bon, on va partir », dit Antoine en se levant, « Ce n’est pas grave, des corridas j'en ai vu plein, je me doutais un peu que tu n'allais pas aimer. Allez, on y va, » Mon mari un peu contrarié, suivit.
En sortant des arènes, j'étais encore sous le choc, et je n'avais vu que le début, dix minutes. Maria avait pris le fou-rire...je  m'excusai mais c’était pas possible que j’aille au bout, de ce carnage.

 

« Allez c'est la féria ,on va  s'attabler chez  Paco, Il a des bonnes tapas et une bonne  sangria, on va oublier la corrida, » s’exclama Antoine !
Nous nous installâmes chez Paco, la terrasse était presque vide. Evidemment, les gens étaient dans l'arène, mais la musique  espagnole de la brasserie, couvrait les viva des arènes.!


J'étais quand même confuse d'avoir empêché mes cousins de voir leur ami toréador, mais pour moi  c'était  impossible de continuer à  voir ce spectacle qui n'avait rien à voir avec les affiches, à  la gloire des toréadors qui s’affichaient sur les murs.
L'époque glorifiait le toréador et ne parlait jamais du martyr que subissait le taureau !
D'après le mythe les taureau  de corrida ne souffraient pas !
Que celui qui ose encore dire que le taureau de corrida ne souffre pas mette ses connaissances à jour. Les taureaux sont des animaux sensibles, comme l'ensemble des vertébrés. Leur capacité à ressentir la douleur, ainsi que des émotions, est pleinement établie et ce, depuis longtemps.

 

Nombreux sont les toréadors célèbres  morts au combat face à leurs taureaux.
Mais eux avaient choisi, le taureau non, Ils étaient conditionnés pour combattre.
Néanmoins il faut reconnaître aux  toréadors  les risques qu’ils prenaient aux combats.

Ernest Hemingway, célèbre écrivain, amoureux des corridas disait :
« La corrida est un art,
Une tragédie,
Et un commerce
Sa dimension artistique dépend des taureaux et des hommes chargés de les tuer, « Mais elle reste toujours une tragédie et toujours un commerce ! » 

Marie

Une course bien originale

Pour l’anniversaire de mes cinquante ans, deux de mes proches amis, Bernard et Patrick m’ont concocté un cadeau particulièrement original et mémorable. Ils m’ont seulement dit de réserver quatre jours début avril, de préparer une valise et mon passeport. Je les interrogeai en vain sur notre destination. Je n’ai obtenu pour seule réponse que : « T’inquiète-pas on s’occupe de tout ». Je cuisinai ma femme qu’ils avaient mise dans la confidence. Pour seule réponse, elle me dit : « Fais leur confiance, tu vas être bien agréablement surpris ! » Dans mon esprit des vacances en avril ne pouvaient que se prendre plein sud, dans un pays chaud, près des tropiques ! J’arrêtai donc là mes supputations.

Le jour du départ, un jeudi matin, la sonnerie du téléphone retentit dans la maison à cinq heures du matin. Au bout du fil, Patrick m’invitait à me rendre à l’Aéroport Saint-Exupéry pour six heures quinze Terminal 1. Ma femme m’accompagna et me déposa avec ma petite valise au pied de l’escalator. Elle me remit à mes deux amis et nous souhaita un excellent voyage. J’étais de plus en plus intrigué et impatient d’en savoir plus sur notre destination et le programme prévu. J’avais imaginé que connaissant mon attirance pour les pays chauds et la mer, attirance que je partageai avec mes deux amis, nous étions en route pour Djerba ou Marrakech, la Sicile ou la Croatie. J’ai coutume de dire pour illustrer cette préférence qu’« au Nord de Macon, on tutoie déjà le Grand Nord. ». Ma femme n’avait pas souri et était restée de marbre, en me voyant prendre, mes tongs, deux maillots de bain, mon masque et mon tuba, mes lunettes de soleil et un bob.

Je scrutai le tableau des départs à la recherche d’un indice, d’une destination qui pourrait me convenir. J’égrenai les prochaines destinations annoncées, Rome, Tunis, Larnaka, Rovaniemi, Naples, Istambul … Une ville inconnue attira mon attention Rovaniemi. Bernard nous guida, jusqu’au stand KLM où l’enregistrement pour cette ville mystérieuse nous attendait. Il nous distribua nos billets et c’est ainsi que je découvris notre destination. A ce moment, je consultai Google sur mon téléphone et découvrais avec un peu d’effroi, que Rovaniemi était en Finlande, plus précisément la capitale de la province de Laponie Finlandaise. J’accusai un moment de flottement ! Désemparé, j’interrogeai mes amis. Qu’allais-je faire de mes équipements de plage ? Je n’avais aucun vêtement capable d’affronter le froid. Pas de bonnet, de gants, de pulls, de chaussures adaptées, ni doudoune ! Ils partirent d’un grand rire « T’inquiète-pas on a tout prévu. Regarde de mon énorme valise. Je suis équipé pour deux pour affronter le climat lapon. » L’embarquement, le voyage, l’atterrissage se firent sans encombre. Vers seize heures nous étions dans notre suite dans un confortable hôtel sous la neige, à proximité de la grande ville de 62.000 habitants.

 

Par moins 8 degrés, la ville est sous une épaisse couche de neige glacée et durcie. On l’entend crisser sous les pas des piétons et les sabots des chevaux tirant des taxi-calèches promenant leurs clients emmitouflés sous de volumineux plaids de laine gris anthracite. Nous découvrons le programme de ces trois jours de voyage au pays des glaces. Une excursion aux cascades de glace et aux monstres des neiges, (sculptures de neige en forme de congères dressées par le vent), une chasse aux aurores boréales, la visite du Canyon de Kourouma et enfin, une journée aux courses de rennes de la Poro Cup. Vu notre âge nous avons fait l’impasse sur la visite du village du Père Noël de Piparina et son goûter dans une cabane de pain d’épices. C’est ainsi que le samedi matin, dès six heures, nous étions attablés autour d’un petit déjeuner copieux. Pain de seigle beurré, confiture et fromage, muesli et porridge d’avoine aux airelles rouges et myrtilles, hareng mariné ou jambon et lard rôti à la moutarde, et bien sûr, jus de fruit et café, café à volonté. Il s’agit de prendre des vitamines et de se caler pour la journée à venir. Nous partons en minibus vers sept heures, pour rejoindre le lac Inari à trois heures de route environ. Nous enfourchons ensuite, chacun une moto neige pilotée par un guide qui nous conduit en pleine forêt au bord du lac. Nous allons donc assister aux différentes courses de la journée. Dans une immense clairière, dans un enclos, sont regroupés environ deux-cent rennes qui vont participer aux épreuves. Les rennes sont élevés dans des fermes de la région et présentés par les fermiers. Les jockeys sont sur des skis et tractés par les rennes, accrochés à leur licol par deux sangles de cuir tressé. Les rennes sont retenus avant le départ comme des chevaux sur un hippodrome aux ordres du starter. Ils s’élanceront sur la piste longue d’un kilomètre de long environ, pour une course d’une minute vingt secondes pour une boucle tracée en lisière de forêt.

 

Les plus rapides approchent les soixante kilomètres heures. Le public se masse derrière une ligne sur chaque côté de la piste derrière une barrière matérialisée au plus près. Quelques rares touristes se mêlent aux finlandais venant de tout le pays.  Les plus jeunes jockeys sont intégrés dans une catégorie et peuvent concourir dès l’âge de huit ans. Nous nous sommes faufilés le long des barrières de bois, sur la ligne de départ. Les rennes sont dans les stalles, nerveux, piaffant dans la neige ameublie par leurs piétinements. Il fait moins huit dans la forêt et de la vapeur sort de leurs naseaux telle la fumée d’un gros cigare. Les plus fougueux poussent des râlements d’impatience tête baissée. Soudain, le starter les libère. Ils s’élancent droit devant eux, emportant leur jockey pour une grosse minute d’effort intense. Ce sont plus de deux cent kilos de muscles qui sont propulsés de toute leur puissance hors des stalles de départ. Les jockeys portent une tenue qui s’apparente à celle d’un skieur, avec rembours et casque pour éviter les blessures en cas de chute. Il convient pour le jockey de bien maîtriser son équilibre et sa vitesse sur ses skis, mais également d’avoir une bonne appréciation des trajectoires et du guidage de son renne pour éviter les collisions. Chacun porte un dossard numéroté.

 

Certaines courses sont dotées de prix qui peuvent être importants en cas de réussite, mais une victoire est déjà une immense fierté pour l’éleveur et son élevage. On n’entend plus que le bruit des skis glissant sur la neige compacte et gelée, les cris des jockeys stimulant leur animal, et la clameur des spectateurs qui suit l’avancée des concurrents sur le parcours. En un peu plus d’une minute, la manche est terminée sous les cris de joie et les applaudissements. Nous nous déplaçons vers la ligne d’arrivée pour profiter de la course sous un autre angle de vue. Nous avons ainsi assisté au cours de la journée à une vingtaine de courses et quelques chutes spectaculaires mais sans gravité. Vers quinze heures, le soleil décline, le froid se fait plus piquant. Notre chauffeur de bus nous indique qu’il lui parait plus sage de prendre le chemin du retour, après une collation bien tirée du sac. Installés dans le minibus, il ne nous faut pas longtemps pour nous assoupir bercés par le chauffage poussé à fond.

 

Que de souvenirs exceptionnels et dépaysants ! Quel beau cadeau qui m’a fait revenir sur quelques préjugés.

On peut profiter de la vie même par moins dix degrés, les pieds dans la neige et la glace !

Merci mes amis pour ce cadeau peu ordinaire et mémorable.

Didier

Juillet 1992, nous étions en vacances, avec nos deux petits-enfants, Nicolas 7 ans et Christelle 4 ans.

Nous nous trouvions à Valmenier petite station de ski, près de Saint Michel de Maurienne, en Savoie.

Le ciel bleu et le soleil, nous accompagnaient chaque jour !

Sauf, un matin ou le tonnerre nous réveilla très tôt !  Nous devions revoir notre programme de la journée !

Vers les dix heures, l’orage se fit plus doux et finit par cesser. Mais le ciel resta bien sombre. Nous en profitons pour sortir, histoire de faire un tour !

Tout à côté de l’unique boulangerie se trouve la mairie. Au moment où nous passons, la secrétaire, venant de coller une affichette, nous salue et nous propose une activité pour occuper les enfants l’après-midi, car il n’est pas question d’envisager une balade.

En fait, le centre pour enfants organise une course d’escargots … Ha ça alors, nous ne savions pas que cela puisse exister !

Curieux, nous lisons la fameuse affichette…  Aussi excités que nos petits, nous décidons de participer du moins eux deux, car la course n’est pas ouverte aux parents ! Quel dommage !  Un impératif   venir avec deux escargots chacun !

De retour dans l’appartement, nous cherchons une petite boite en carton… Par exemple celle qui contient le sucre en morceaux … Mon mari s’empresse de faire quelques trous sur le dessus, les escargots pourront respirer pendant le transport !

Avec l’aide de chacun, le repas fut vite prêt, encore plus vite avalé et hop, en route pour la ‘’ chasse ‘’.

Sans chercher bien loin et très rapidement, Nicolas et Christelle tous fiers, installent leurs escargots dans la boite de sucre. 

Le rendez-vous est fixé sur l’esplanade, à 13 heures 30, car la course doit partir impérativement, à 14 heures, d’autant qu’un orage est prévu aux alentours de 17 heures … et tous savent que les escargots …

Il est à peine 13 heures, que nos petits sont prêts, que la boite passe de mains en mains !

Nous arrivons sur l’esplanade et apercevons deux jeunes gens, bombes de couleurs rouges en main, qui tracent, sur l’herbe, à une certaine distance des uns et des autres, trois grands cercles, puis au centre, un plus petit. Nous apprenons que ce sont les trois pistes de courses !  Près d’un côté de chaque cercle, il y a posé dans une cagette, des feuilles de salades … c’est l’appât nous dit un monsieur … 

La voix d’une femme retendit, nous reconnaissons la secrétaire, et demande aux enfants de venir vers elle, pour qu’elle colle un numéro sur la coquille … Nos petits sont les premiers … les numéros un et deux, spid et derman, pour Nicolas et trois et quatre pour barbie et ken pour Christelle … des noms tous trouvés, vue leur passion à cette époque ! Puis la dame explique, qu’il est prévu six joueurs dans chacun des trois cercles, et que la salade est a agitée près de la bouche de son ou ses escargots...

A 13 heures 55, on entend un coup de sifflet … par cercle les enfants sont invités à prendre deux feuilles de laitue, d’entrer dans le plus grand cercle et de s’approcher du petit rond, pour y déposer leurs escargots. 

A tout rompre, les cloches sonnent 14 heures, au même instant, deux coups de sifflet et la course est lancée !

Alors là, c’est bien drôle, d’entendre les encouragements et surtout les cris de cette jeunesse … Les pauvres escargots, affolés par ce tintamarre, partent dans tous les sens attirés par la bonne salade ou pensant trouver une échappatoire …

Chez nos petits … spid a tenté de s’échapper par la droite … derman s’occupe avec la salade… quant à barbie et ken ils ne bougent guère, gênés par d’autres concurrents !

La course bat son plein, quand tout à coup, un fort grondement se fait entendre et les organisateurs prévoyant un gros orage, navrés, siffle la fin de la course … Quelle déception pour tous les enfants ! Mais en montagne, les orages peuvent être violents…

Un super goûter et une petite marmotte en peluche en cadeau, clôture cet après-midi joyeux malgré la course interrompue.

Les pauvres bêtes sont ramassées par les organisateurs, qui, après avoir décollé la petite étiquette, les déposent dans les cagettes pour leur récompense… celle de manger à volonté la bonne salade !

Marie

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