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Stylo à plume

Pierre a proposé:

Lydie (6 ans), est assise sur son lit avec son petit frère. Ce soir, elle lui explique ce qu’est le monde.

C’est quoi le monde ?

Cet après-midi de janvier, il neige à gros flocons sur la région lyonnaise. Autrefois, équipés de leurs bottes, moufles, bonnets, écharpes et cabans les enfants rejoignaient l’école le matin, à pied en convoi. Aujourd’hui, principe de précaution oblige, les bus sont à l’arrêt et les enfants consignés à la maison pour la journée.  Lydie (6ans) et Benoît son petit frère de 4 ans sont au calme dans leur chambre pendant que leurs parents sont en télétravail. Lydie lit allongée sur son lit, alors que Benoît joue avec son circuit de toupies « Pokémon » posé sur le parquet de la chambre. Soudain, Benoît rejoint sa sœur sur son lit et l’interroge :

 

- « Lydie, tu lis quoi ? ça t’intéresse ? »

- « Oh oui ! C’est une très belle histoire ! C’est le livre que Mamie m’a offert pour Noël !    ‘’ Le loup qui voulait faire le tour du monde ‘’. » 

- « Et cela raconte quoi ? »

- « C’est l’histoire d’un loup qui s’ennuie dans la forêt et qui décide un beau jour de voyager et de découvrir le monde. »

- « C’est quoi le monde ? Qu’est-ce que cela veut dire ? Tu dois savoir toi qui es grande et qui sait lire en Cp. Moi, à quatre ans en maternelle je ne sais pas encore lire »

- « Euh, le monde ? le monde ? C’est compliqué ! » Après quelques instants de réflexion, Lydie se lance « Eh bien ! Le monde, c’est tout ce qui nous entoure et où nous vivons ! c’est notre environnement ! C’est notre planète. »

- « J’ai compris, c’est la terre où nous vivons, les lieux où nous habitons. C’est la forêt où nous nous promenons l’automne pour cueillir des champignons, la campagne où nous allons pique-niquer au printemps, la mer où nous nous baignons l’été, la montagne où nous skions l’hiver. » résuma Benoît. « La maîtresse nous a lu un livre sur les saisons. »

- « Je vois que tu as compris, tout bien retenu. » reprit Lydie.

Benoît rejoint ses toupies sur le tapis un moment alors que Lydie poursuit sa lecture en silence. Au bout de quelques instants, Benoît interroge à nouveau :

- « Dis ? Hier après-midi, à la poste, devant le guichet encombré, Maman a fait demi-tour en disant : Oh là là ! Il y a trop de monde. Nous reviendrons plus tard quand il y aura moins d’attente.  Mais, c’est quoi ce monde dont elle parlait ? »

- « Tu sais, Benoît, nous n’en avions pas terminé avec la définition du monde. Le monde, désigne aussi les occupants de la planète, les humains mais aussi les animaux ou les plantes. On parle de monde marin ou de monde végétal.  Il y a trop de monde veut dire beaucoup de gens, trop de gens. »

- « Tout cela est bien compliqué ! SI Je comprends. Un mot peut avoir plusieurs sens. Je te laisse repartir en voyage autour du monde avec ton ami le loup ! Continue ta découverte du monde ma grande sœur ! »

 

Une demi-heure plus tard environ, il est près de seize heures trente. La voix de Maman retentit au bas de l’escalier. Les enfants, c’est l’heure du goûter, lavez vos mains, je vous attends. Assis autour de la table de la cuisine, les enfants goûtent de bon appétit. Maman a eu le temps de préparer un cake aux fruits en fin de matinée. 

- « Alors les enfants, vous ne vous êtes pas ennuyés en cette journée de loisirs improvisée ?  Vous êtes-vous bien amusés ?» interroge Maman

- « Oh non, nous avons bien joué et moi j’ai lu ensuite » répond Lydie

- « Et moi, j’ai joué et tout appris sur ce qu’est le monde. Lydie m’a tout expliqué en détails » enchaine Benoît

- « Oh là !  Quel programme ! Et tu as eu le temps de faire le tour de la question ?» interroge Papa en passant la tête par la porte de la cuisine « Alors bravo ! J’ai près de quarante ans et je n’ai pas l’impression d’avoir compris grand-chose au monde ! »

- « Nous passerons toute notre vie sur ce monde et le quitterons sans en avoir percé les plus profonds mystères !  Vous savez, ce monde est si fascinant mais également si imparfait » renchérit Maman en soupirant.

- « Allez les enfants reprenez une tranche de gâteau avant que ce gouter ne se transforme en cours de philosophie ! Vous êtes encore jeunes pour ce type d’exercice. » conclut-il. 

 

Sur ce. Les enfants quittèrent la table et regagnèrent leur chambre et leurs jeux. Lydie se replongea dans son livre et reprit son voyage par le monde en compagnie de son ami le loup. Quelques instants plus-tard, un long soupir brisa le silence. Puis s’adressant à sa sœur, Benoît conclut désabusé :

- « Je crois que c’est bien compliqué le monde. Même papa et Maman qui ont presque toujours réponse à tout semblent se poser des questions. Ils ne savent pas quoi en penser »

- « C’est bien bizarre » reprit Lydie. « Tu sais moi, pour mieux pour connaître le monde et les humains, je compte bien voyager. Dès que je pourrai, je partirai avec mon sac à dos à la découverte et la rencontre des autres et de leurs pays. Je suis curieuse de tout. »

- « Et alors, tu m’amèneras avec toi, dans tes voyages ? Moi aussi je suis curieux de tout.  Moi aussi il faut que je découvre et comprenne le monde. »

Didier

« Lydie, raconte- moi le monde avant de dormir, tu veux ? »

« Ah ! Le monde ! Je vais essayer. Imagine un grand terrain de jeux.

Un grand ballon, qu’on gonfle, un ballon bleu comme tes yeux, et vert et qui flotte dans l’espace, un ballon géant comme ceux qu’on gonfle pour les anniversaires et qui flottent très, très, haut ! Voilà la terre où nous vivons, notre maison.

Quand tu lèves les yeux, tu vois un espace comme un plafond et sans murs, bleu, comme tes yeux ! C’est le ciel avec parfois, des fois des nuages. Ils sont très légers comme de la fumée, comme le duvet qui est dans les couettes, tantôt blancs, ou gris, et noirs quand il pleut.

 

Il y a l’air, c’est ce petit vent léger que tu ne vois pas, même lorsqu’il soulève ses cheveux, quand Delphine retient son chignon !

Et le soleil qui brille l’été, qui réchauffe, et nous fait rougir notre peau ! Il luit, illumine les coins sombres, fait s’épanouir les fruits sur le figuier au fond du jardin, les fleurs que maman ne veut couper et qui piquent avec leurs épines.

Nous sommes très nombreux sur ce grand ballon, notre terre, là on vit ! Nous sommes tous différents mais chaque personne est unique, comme ton copain Raphaël, qui n’a pas la même couleur de peau que toi.

 

Le jour, le soleil tourne et peu à peu il fait place à la nuit

C’est la lune qui brille, au milieu de beaucoup de petites lumières, des étoiles magiques.

Et il y a la mer, cette grande étendue d’eau salée ! tu te souviens, quand tu l’as goûtée ?  La grimace que tu as faite ! le sable fin qui se collait sur notre peau et les vêtements mouillés ! Les grands bateaux que l’on voyait loin, là ou ne pouvions aller nager.

Ah ! Tu ne dors pas. Oui ! c’est beau.

 

Les fleuves c’est ce que l’on voit quand on est sur un pont. Là aussi les bateaux naviguent mais ils sont plus petits. Nous avons avec nos parents fait une promenade sur un bateau Mouche sur le Rhône le nom du fleuve. Et plus petit que la mer, et les fleuves les rivières, pépé allait y pécher et ramenait quelques poissons que tu n’aimais pas ! moi non plus trop d’arêtes ! Tuvois, petit frère, c’est cela le monde, ni méchant, ni gentil. Nous nous sommes petits.

 

Le monde est beau ! Nous n’avons que lui ! Il faut le préserver pour qu’il puisse être notre nid, notre maison.

Je le regarde. Il a fermé les yeux, un bras autour d’une mèche de cheveux, l’autre tenant son doudou. Il est beau mon petit frère !

 

Curieux de tout, c’est aussi cela être dans le présent !

L’avenir, nous le dira !!!

Josy

Lydie et le globe magique.

À Noël, sous le sapin décoré de guirlandes scintillantes, Lydie, ma petite fille de six ans, a découvert un magnifique globe terrestre illuminé. Ses yeux brillent d'émerveillement alors qu’elle le prend dans ses mains. À côté d’elle, son petit frère Max, avec ses quatre ans tout juste, regarde la boule colorée avec curiosité.

« Regarde, Max ! » s’exclame Lydie en pressant un bouton au bas du globe. La lumière douce s’allume, révélant des continents, des océans et des pays tout brillants. « C’est le monde ! 

Max ouvrit de grands yeux. « Mais, c’est quoi le monde ? 

Lydie sourit, heureuse d'être celle qui peut expliquer. « Le monde, c'est tout ce qui nous entoure. C'est comme une grande maison où vivent plein de gens différents. Regarde ici, c’est l’Afrique. Là-bas, c’est l’Amérique, et, ici… Elle montre l'Europe. « C’est où nous vivons. 

Max pointa un doigt vers le globe. « Pourquoi il y a de l’eau partout ? 

« Ça, ce sont les océans ! Ils couvrent presque tout le globe. Les gens vivent sur les terres que tu vois, mais l’eau est très importante aussi. Elle aide à faire grandir les plantes et à abreuver les animaux et nous aussi et nous pouvons aller nous baigner. L’eau est importante pour vivre.

Max se mit à réfléchir. « Et les gens, ils sont comme nous ? 

« Oui, exactement ! » acquiesça Lydie, fière de son petit frère. « Ils parlent différentes langues, mangent des plats variés et ont des cultures uniques. Certains mettent des robes traditionnelles, d’autres portent des jeans comme nous. 

Le petit garçon tourne encore le globe. « Est-ce qu’ils aiment jouer ? 

« Oh oui, tous les enfants du monde aiment jouer ! Certains ont des jeux différents, mais tous veulent s’amuser. » Lydie ajouta avec un sourire malicieux : « Comme nous, quand on joue ! 

Max sourit, le visage illuminé par la lumière du globe. « Est-ce qu’il y a des animaux partout ? 

« Oui ! » Lydie explique : 

« Dans chaque pays, il y a des animaux spécifiques. Par exemple, les kangourous vivent en Australie et les éléphants en Afrique. Chaque endroit est spécial pour ses propres animaux.

En regardant le globe, Lydie se mit à rêver. « Tu sais, Max, si on voyageait, on pourrait rencontrer plein de gens et d’animaux différents. 

Max, les yeux écarquillés, imagine les aventures possibles. « On pourrait aller dans un bateau pour voir les poissons ! 

« Exactement ! Ou grimper des montagnes pour regarder les nuages de plus près. 

» Lydie continua, excitée par cette idée. « Le monde est grand et plein de surprises ! 

Max se blottit contre sa sœur, le cœur plein d'excitation. « Je veux voir le monde avec toi, Lydie ! 

« Moi aussi, Max. » Et grâce à notre globe, nous allons déjà commencer à explorer ! » répondit-elle avec un sourire doux.

Sous la douce lumière du globe éclairé, Lydie et Max se tiennent côte à côte, leurs mains entrelacées dans un geste de complicité. Ils découvrent le monde, un pays à la fois, les yeux émerveillés.

Chaque pays, chaque continent sur la sphère brillante semble vibrer d'énergie et d'aventure, promettant des découvertes hors du commun.

« Regarde, là ! » s'exclame Lydie en pointant du doigt l'Asie. « Imagine les temples majestueux du Japon, les vaches sacrées de l’Inde ! Plus tard, ensemble, nous irons visiter ces pays. » 

La passion dans sa voix est contagieuse, et Max ne put s'empêcher de sourire tout en acquiesçant. 

« Et ensuite, nous pourrions partir pour l'Amérique du Sud, » proposa-t-elle avec enthousiasme. « Les Andes, le Machu Picchu… Il faut absolument que nous fassions plus tard quand nous serons grands le tour du monde. 

Les deux enfants, en faisant tourner le globe, commencent à dessiner des plans, chaque pays leur inspire une découverte de paysage, une culture fascinante, des mets savoureux. Ils rêvent de ces voyages qu’ils pourront faire et le globe, compagnon de jeu, brille comme un phare guidant leurs imaginations.

Dans cette bulle d'enthousiasme, le monde semble à leur portée, prêt à être exploré, un pays à la fois. 

Leurs rêves ne connaissent aucune limite, et ensemble, main dans la main, ils ne sont plus dans le jeu mais dans un joli rêve qui pourra plus tard se transformer en réalité.

Le globe continue de scintiller, représentant toutes les merveilles qu’ils s’apprêtent à découvrir.

Annie M-C

Ce soir Lydie et son petit frère Paul sont allongés sur le lit de Lydie, quand Paul demande à sa sœur : « Qu’est-ce que le monde ? ». 

Sur la table de chevet se trouve une mappemonde et Lydie s’empare du globe pour lui donner quelques explications.

« Regarde cette boule qui représente le monde, c’est notre planète « la terre », tu vois les parties bleues ? … ce sont les mers et les océans, où l’on y trouve des baleines, des dauphins, des requins et plein de petits poissons… et c’est ici que l’on pêche et où l’on voit passer des bateaux. Ce qui est dessiné en vert et en marron ce sont les endroits qui sont habités et qu’on appelle les pays. Paul la regarde étonné et dit : « où est le ciel ?». Alors Lydie prend le globe entre ses mains, le soulève et lui dit : « Le ciel c’est tout ce qui est tout autour. » Elle le repose sur la table de chevet, elle joint ses deux mains à plat, les rapproche au-dessus du globe, et là elle dit :

« Tu vois mes mains, ce sont les nuages. »

 

Il existe des hommes et des femmes de couleurs différentes, nous avons nous deux la peau blanche, les indiens ont la peau rouge, les chinois ont la peau jaune et les africains sont noirs.

 

Tous ces gens habitent des pays différents, ils ne parlent pas la même langue et ils ont une nourriture différente pour chaque pays. Par exemple : les chinois mangent du riz avec des baguettes, les américains aiment bien les hamburgers, les italiens les pizzas et les espagnols la paella. 

 

Puis tout en parlant Lydie montre avec son doigt les deux extrémités du globe « tu vois, en haut et en bas, il fait très froid il y a des ours blancs, des pingouins, des phoques et avec de la glace les hommes fabriquent leurs maisons des igloos ». Avec son doigt elle se pose sur l’Afrique et dit : « là, au contraire, il fait très chaud et l’on trouve dans la savane : des girafes, des éléphants, des zèbres, des singes et beaucoup d’oiseaux de toutes les couleurs. C’est un endroit où il ne pleut presque jamais, les maisons sont faites de terre et de feuillage, ce sont des huttes. » 

 

Dans chaque pays il y a des villes, des villages et la plus grande ville s’appelle la capitale.

 

De nouveau, avec son doigt elle lui dit : « ici c’est la France où nous habitons et la capitale c’est Paris et ce point minuscule c’est Chassieu. Là, il y a beaucoup de maisons, des routes, des rues, des places, des voitures, des bus, des vélos etc… »

 

Tout d’un coup Lydie s’aperçoit que son petit frère s’est endormi ! est-il projeté en Afrique sur des lianes au milieu des singes ou sur la banquise à la rencontre du père Noël ?

 

Elle remet le globe à sa place, éteint la lumière, se couche gentiment tout en se promettant de questionner Paul demain matin.

Nicole B.

Le monde d’un enfant      

 

Petit Louis et Lydie 

Sous la couette sont blottis.

Papy s’est fâché tout rouge,

Au lit, et qu’aucun ne bouge,

C’est un monde ces enfants désobéissants,

En fin de journée c’est épuisant.

Petit Louis se rapproche de Lydie,

C’est quoi le monde, qu’a dit Papy ?

Lydie, très fière d’être la grande sœur,

Prend au sérieux son rôle de conteur.

Le monde des enfants désobéissants

C’est le monde de la Belle au bois dormant.

Tu te rappelles, elle a mangé la pomme,

Et il a fallu qu’elle attende l’arrivée d’un homme,

Pour se réveiller,

Toute chiffonnée.

Zut, elle s’est trompée de femme,

Mais petit Louis n’en fait pas un drame.

Il y a aussi Pinocchio le pantin,

Souviens-toi, il n’est pas très malin.

Chaque fois qu’il ment son nez s’allonge,

Heureusement, nous on ne dit pas de mensonge.

Et puis Barbe Bleue, beurk, là c’est dur,

Elle n’aurait pas dû regarder par la serrure,

Barbe Bleue est arrivé à pas de loup,

Et hop, il lui a coupé le cou.

Petit Louis regarde sa sœur qui rigole,

Et à son tour, il se gondole.

Comme deux petits fous,

Ils mélangent tout.

Cendrillon a perdu sa chaussure,

Elle la remplace par un pot de confiture !

Le Chat Botté a mal aux pieds,

Ses bottes étaient toutes percées.

Ils rient comme des fous,

S’attrapent par le cou,

Puis, tout à coup, fatigués,

Sur le lit se laissent tomber.

Tu comprends, mon petit frère, le monde

C’est une grande ronde,

Ou chaque fois que Papy

Nous raconte une histoire jolie,

Les personnages dansent et chantent,

Ils nous font peur ou nous enchantent.

Maintenant on dort,

Tu es d’accord ?

Oui ma petite Lydie,

Que j’aime à la folie.

Moi aussi je t’aime.

Papy, le sourire aux lèvres,

A écouté ses petits- enfants,

Et trouve leur monde de rêves

Bien plus joli que celui des grands.

Bonne nuit mes petits loupiots,

Dormez bien au chaud,

Demain je vous ferai des gâteaux.

Oh merci Papy,

Bonne nuit Papy

Nicole T.

 Le Monde raconté par Lydie à son petit frère Léo. 

   

Léo est rentré de l'école toute rêveur. Lui et ses copains ont eu un cours sur ce qu'était le monde qui les entoure.

Cette leçon de la maitresse lui a semblée très compliquée. Aussi, ce soir il a décidé d'interroger sa grande sœur.

Les voilà dans la chambre qu'ils partagent, car Maman et Papa ont fait des travaux et Lydie doit dormir dans sa chambre. Quelle bonne occasion pour la questionner !

Lydie est assise sur son lit et peigne ses longs cheveux blond et soyeux, comme dans les contes pour endormir les petits enfants. Léo la rejoint et, petit lutin plein de connaissances futures s'installe à côté d'elle. 

Il se lance :

- Dis-moi ! Lydie tu as déjà eu des leçons sur le monde ?

- oui Léo, la maitresse nous a expliqué que le monde est une boule ronde très, très grande et on habite dessus, c'est tout à fait ça Léo

- Mais Lydie, pourquoi on ne voit pas tous les gens ? Tonton Luc habite en Angleterre et on ne le voit pas quand on est au bord de la mer à Dunkerque ?

Lydie s'est aussi posé cette question. Mais elle a interrogé leur grand-frère, il a souri et lui a dit : « Lydie Tu es trop petite pour comprendre cela. Quand tu seras plus grande tu auras les notions pour assimiler tout ça. »  Elle n'a pas bien compris les mots savants de son grand frère, mais elle a retenu qu'elle était encore trop petite pour comprendre.

 

Aussi la coquine va employer la même méthode avec son petit frère. Elle lâche son peigne, se tourne vers lui, le regarde et lui dit très sérieuse « - tu sais Léo, tu es trop petit pour comprendre, c'est très très compliqué ! tu ne veux pas qu'on joue tous les deux au chat perché avant de se coucher ? » Léo, qui se triturait d'avance les méninges, trouve l'idée excellente et oublie tout de suite sa question.

 

Finalement Lydie fera une bonne politicienne.

Elle vient de faire ses premiers pas dans l'art de détourner l'attention.

Léo fera un mouton que l'on pourra tondre et même manger    

Et ainsi va le monde !!! 

Gérard

C'est un mardi fin de soirée, Rue de la grange, dans un petit lotissement des tarentelles, Lydie, assise sur son lit, une poupée désarticulée sur ses genoux, à laquelle elle tente de redonner une deuxième   jeunesse, à coup de sparadrap. Son petit frère de 4 ans Auguste, amusé, regarde sa soeur se débattre, avec sa vieille poupée allongé sur son lit parallèle à celui de sa sœur. Il essaie de rentrer les deux jambes dans son pyjama rayé bleu et blanc.

Avec sa sœur Lydie, il occupe la même chambre. Leur sœur aînée Jade, est installée dans la deuxième chambre de la maison, la troisième est celle des parents. Ils sont à l'étage de la cuisine et pièce de vie en bas.

 

Auguste, ayant fini de se débattre avec son pyjama, rentrant dans son duvet, s'adresse à sa sœur 

« - Mais quand est-ce que maman vient nous lire notre histoire, j'ai sommeil »

« - tu sais bien que maman est en train de ranger la cuisine » 

« - ben on a débarrassé la table, et il y a le lave-vaisselle. 

« - ha oui, et tu crois que la vaisselle rentre toute seule dans le lave-vaisselle et puis elle est en train de dresser la table pour le petit déjeuner de demain matin... »

 « - Oui d'accord je sais, » réplique Auguste agacé.

« - Alors, si tu sais !  pourquoi ! tu me le demandes, et puis demain c'est  mercredi, il n'y a pas d'école, mais il y a  le centre aéré, le matin maman t'emmène à  l'initiation au sport à  la salle Tisserand, et moi l'après-midi pour ma G.R. S., puis Jade au conservatoire pour ses cours de piano ! » 

« - D'accord !  oui et papa ? »

« - Ben, papa travaille demain, tu le sais bien, maman a pris son mercredi pour s'occuper de nous, il y a le centre aéré, et puis les docteurs, les lunettes à ajuster pour Jade, la lessive... »

« - oui oui je sais, mais papa, pourquoi il n'aide pas maman ce soir ? »

« - Tu me le demandes ? Papa, il est au sous-sol, tu sais pourquoi ! »

« - ben non ! »

« - Comment non ! qui a demandé qu’il voulait une chambre à lui tout seul.?

« - heu ben moi, oui, ben on va à Conforama, et on la commande, J’ai dit à maman que je voulais un lit superposé et… » 

« - ha oui...et où tu vas mettre ta chambre et ton lit superposé, dis-moi ?

« - ben je sais pas... »

« - Ha tu sais pas ? » 

« - eh bien pourquoi à huit heures du soir, papa est au sous-sol, au lieu d'être tranquillement en train de regarder la télé…eh bien il est en train d'aménager une pièce, pour faire la chambre… »

« - Quoi ! Je vais être tout seul au sous-sol ? »

« - Mais non Beta ! C 'est Jade qui ira. Et toi tu iras dans la chambre de Jade !  tu crois que papa et maman sont idiots pour te laisser  au sous-sol,  et puis Jade va avoir  12 ans. De toute façon elle ne sera pas vraiment seule, Il y a l'escalier qui donne directement à  la cuisine ,tu le sais bien. et puis au sous-sol il y a déjà la buanderie, les toilettes et la douche......Ben oui je sais  Même que papa quand il fait le jardin  il se douche en bas. »

« - ha tu sais ça toi ? Et tu ne vois pas papa, faire les travaux au sous-sol, l'été « 

« - Ben oui même que je lui ai demandé ce qu'il faisait... »

« - QUOI !!! petit chameau ! Tu le savais ! » et prenant une petite peluche, elle la balança sur Auguste, qui en boule dans son lit, riait aux éclats ! en disant : « je t'ai bien eue, je t'ai bien eue. »

« - Ben je m'ennuyais un peu, et toi avec ta poupée toute moche tu ne t'occupes pas de moi. D'habitude on joue au Uno en attendant Maman… »

« - ben oui j’avais pas envie ce soir. D'abord elle n'est pas moche ma poupée, pas plus moche que tes Monster High, qui sont  horribles et me font peur.. »

« - OUI  mais ils sont  tout neufs, mais  qu'est-ce qu'elle fait maman, il se fait tard... »

« - Ben elle travaille, et demain quand tu vas descendre, tu n'auras qu'a mettre les pieds sous la table, tu trouveras la cuisine toute propre et ton bol de lait avec tes céréales :『tu verras quand  tu seras grand  et qu’il faudra travailler »

« - D’abord je ne me marierai pas, jamais ! »

« - Mais oui, tu vas grandir tu apprendras comme papa et maman ont appris. Tu sais être parents c'est pas facile, nous on a la chance d'avoir des parents formidables. »

«  - Regarde la petite Virginie, qui habitait 33 rue de la Bruyère, tu t'en souviens ? »

« - oui oui, parfois tu partais avec elle à l'école ou avec maman. »

« - oui oui, l'école des tarentelles est tout près, maman nous surveille jusqu'à ce qu'on rentre dans la cour..eh bien elle a été placé en famille  d'accueil, il y a 3 mois, elle était  battue... »

« - Ha c'est pour cela que je ne la voyais plus...? »

« - Oui, on ne te l'a pas dit. C'est trop cruel et triste. Maman ne voulait pas qu'on te le dise. Parceque que tu es trop   petit encore ...par contre tu écoutes bien maman, quand elle nous dit de ne pas monter, dans une voiture, quand un ou une inconnue nous le propose, ou accepter des bonbons. tu vois bien parfois à  la télé les alertes d'enfants kidnappés  , parfois on les retrouve parfois non.. »

« - tu vois c'est pour cela que je ne veux pas grandir, ou juste comme Jade pour pouvoir me défendre »

« - Arrête de dire des bêtises Auguste , de toute manière  tu seras obligé de grandir. C'est la vie.. moi quand je regarde papa et maman  et bien j’ai envie  de grandir, d'être  maman,  d’avoir des enfants, bien  sûr il y a les bases à  retenir  ... »

« -oh j'entends maman qui monte chouette !!! » et sautant du lit en ouvrant la porte « maman, maman ! »

« - oui j’arrive, désolée les enfants, j’ai été un peu longue mais la machine à  laver  la vaisselle ne démarrait pas. Il a fallu que je fasse appel à papa… c'était juste le bouchon de vidange qui était  bouché... « 

« - bon les enfants je vois que vous avez été sages, je suis un peu fatiguée ce soir, et comme il est un peu tard je ne vais pas vous lite une histoire, mais un poème d'Aldebert. Je vous avais déjà  lu quelques  comptines,vous vous en rappelez ? »

« - Oui oui Maman « 

 

La maman prit le livre des contes et commença.

« C'est quoi la musique ? 

  C'est du son qui se parfume 

  C'est quoi l'émotion ?

  C'est l'âme qui s'allume

  C'est quoi un compliment ?

  Un baiser invisible

  C'est quoi le bon temps ?

  C'est ta main dans la mienne

  C'est quoi l'enthousiasme ?

  C'est des rêves qui militent

 ‘Et la bienveillance ?

  Les anges qui s'invitent

  Et c'est quoi l'espoir ?

  Du bonheur qui attend

  De la tendresse en pyjama

  Mais dis papa, la vie c'est quoi ?

  Petite, tu vois

  La vie c'est un peu de tout ça mais surtout c'est toi

  Et c'est quoi le racisme ?

  Une infirmité du coeur

  C'est quoi l'amitié ?

  C'est une île aux trésors

  C'est quoi le bonheur ?

  C'est maintenant ou jamais

  Mais dis papa, la vie c'est quoi ?

  Petite, tu vois

  La vie c'est un peu de tout ça mais surtout c'est toi

  C'est toi

  Dans tes histoires,

  Dans tes délires,

  Dans la fanfare de tes fous-rires

  La vie est là, la vie est là

  Dans notre armoire à souvenirs

  Dans l'espoir de te voir vieillir

  La vie est là, la vie est là

  Papa... »

 

 Lydie une petite larme à l'œil « C'est trop beau maman ! »

 Auguste tout ému aussi, entoura sa maman  de ses petits  bras , et d’un baiser sur sa joue et lui murmura..

"Je t'aime maman bonne nuit."

Lydie  accompagna  le geste  de son petit Frère. 

« Moi aussi  les enfants  je vous aime. Allez, maintenant  au dodo. Demain pas d'école mais une journée bien remplie. »

Lydie et Auguste   se faufilèrent   dans leur duvet, maman éteignit la lumière, la veilleuse  combla le noir de la chambre..

« - il était beau le conte «  chuchota  Auguste...

« - oui mais Chuttt  Dodo l'enfant  qui ne veut pas grandir, bonne nuit petit frère. « 

« - Bonne  nuit  grande sœur,  bonne nuit Jade, à  demain.. »

« C'est quoi l'essentiel ? »

« C'est de toujours y croire »

« Et un souvenir ? »

« Un dessin sur la mémoire »

« C'est quoi un sourire? »

« C'est du vent dans les voiles »

« Et la poésie?

« Une épuisette à étoiles »

Marie

Une mappemonde

 

Ce mois de septembre, aura été redouté par Lydie …

Pensez donc, elle faisait son entrée dans l’école primaire de son village.

Pourtant, elle avait hâte de savoir lire ‘’ comme il le faut ‘’, car déjà, à la maternelle dans la section des grands et aussi à la maison, avec sa maman, elle avait appris beaucoup de mots et leur signification !  Elle savait construire des phrases pas trop longues, il est vrai !

Son petit frère Simon, lui demandait souvent de lui lire une histoire. Avec attention, elle arrivait à attacher voyelles et consonnes et en ânonnant lisait … En fait, elle se débrouillait grâce à sa bonne mémoire et les images que Simon suivait du bout de son index !

En faisant du rangement dans son grenier, sa grand-mère, mamie Chantal, tira du haut d’une vieille armoire, un grand carton poussiéreux. 

Elle découvrit sa mappemonde !  Elle l’avait reçue en récompense lors des félicitations pour sa réussite, avec mentions, au certificat d’études primaires… C’était quelque chose à cette époque !

Dès l’ouverture du carton, elle pensa aussitôt à Lydie.  Elle sortit avec précautions la mappemonde, dont le pied se trouvait emmêlé dans le fil électrique, et la posa sur une petite table. Elle retira la housse de toile qui protégeait un pouf rouge et s’installa face à sa trouvaille !  

Emprise à une vive émotion, elle se souvenait …

Enfant, lorsqu’elle entendait le nom d’un pays étranger, elle se précipitait vers sa mappemonde et très souvent avec l’aide de ses parents, cherchait et situait le pays. Combien de fois, ses petites mains se sont promenées sur la surface lisse mais tellement colorée de ce globe.  Elle aimait tant traverser ainsi les mers, océans, et tous ces vastes continents. Le soir, elle pouvait éclairer le monde entier … elle trouvait encore plus merveilleux ces beaux voyages qu’elle faisait et qui lui permettait de rêver.

Soudain une idée surgit. Pour ce Noël, elle va l’offrir à Lydie.

Le hasard fit bien les choses, car la petite fille, très curieuse, pose souvent des questions sur ce qui l’entoure et notamment, sur les gens qu’elle croise et dont la couleur de peau est différente !

C’est ainsi, après un grand nettoyage, une vérification minutieuse du circuit électrique, la mappemonde emballée dans un splendide papier brillant, est déposée au pied du sapin. 

Lydie n’en croit pas ses yeux en déballant son cadeau !

-  ho dans ma classe, ma maîtresse a la même sur une étagère !  Mais je ne me rappelle plus comment ça s’appelle …

En entendant les cris de sa sœur, Simon, un camion de pompiers entre les mains, se précipite en criant 

-  c’est quoi ... c’est quoi …

Heureusement, que le repas vient de se terminer, car toute la famille se réunit autour de la mappemonde, et, l’exploration du monde peut commencer …

Lydie, du haut de ses six ans, va apprendre à son petit frère où se trouve leur pays, leur village … 

Et plus tard, tous deux, apprendrons à connaître le monde.

Denise

Par une belle soirée d'été Lydie se retrouve assise près de son petit frère Arthur, sur la plage. 

Alice et Pierre, leurs parents sont en train d'installer le pique-nique sur une grande natte de paille, afin d'éviter de trop manger de sable. Il est 20h et la plage est vide de tout vacancier. Il fait encore très chaud ce soir d’août, et c'est l'occasion de passer un bon moment original en famille.

Les enfants contemplent la mer, éclairée par la lune qui brille haut dans le ciel. Elle est bien ronde et semblable à un doux visage souriant. Ils la découvrent en levant les yeux et sont comme hypnotisés par cet astre si attrayant.

Du haut de ses 4 ans, Arthur s'exclame :

« - Dis papa, tu nous emmènes dans ton avion jusqu'à elle ! »

« - Ce n'est pas possible Arthur, il n'y a qu'une fusée qui pourrait t'y conduire. »

Arthur semble triste tout à coup et Lydie, de 2 ans son aînée tente une explication.

« - Là-haut c'est l'espace et nous on est sur la Terre. Même avec son avion papa ne peut pas aller si loin. »

Pierre est pilote de ligne dans une grande compagnie aérienne française et les enfants ont déjà eu l'occasion de voyager avec lui.

« - J'aimerais bien y aller moi sur la lune ! » 

« - Tu sais, » lui répond Lydie, « » le Monde est très grand ici déjà. Avec la voiture de papa on est allés à plein d'endroits. »

« - Moi, je veux aller dans le Monde du ciel ! Je voudrais avoir des amis qui ne sont pas comme moi. » 

Voyant son petit frère très triste, , Lydie cherche comment lui expliquer qu'il y a plein de choses à voir sur la Terre. De toute façon, le ciel, elle ne connaît pas !

« - J'en ai des copains dans ma classe qui ne sont pas comme moi. Il y a Cheng, il a les yeux tout fendus, et avec son papa et sa maman, il parle une autre langue. . J'ai trouvé ça bizarre quand je suis allée à son anniversaire. Il m'a dit que son papy et sa mamie habitaient en Chine. J'ai vu sur une boule qui tourne que c'est pas du tout près de chez nous. »

« - Cela s'appelle une mappemonde, » ajoute papa qui écoutait la conversation de loin. « Il y a tous les pays du Monde dessus »

« - Cheng m'a dit qu'il mangeait beaucoup de riz, moi je lui ai dit que je préférais les frites et les pizzas »

- Tu te rappelles Lydie, où on avait mangé de super bonnes pizzas et des pâtes avec une bonne sauce tomate ?  C'est l’Italie, je vous ai emmené à Rome, dans mon avion, avec maman ! » rajoute papa.

« - Oui, papa. Tu vois Arthur, le Monde c'est plein de gens différents qui mangent des choses très bonnes. Ils ne parlent pas toujours comme nous, c'est drôle parfois quand on ne comprend rien. En Italie je croyais qu'ils chantaient, mais ils parlaient comme ça. » 

« Dis papa, quand tu es dans ton avion, tu la vois la boule du Monde ? » 

« - Pas vraiment, du haut de l'avion, je la vois toute écrasée ! donc, je la vois autrement et le Monde existe bien, rassure-toi ! »

Arthur, qui jusque-là écoutait sa sœur avec intérêt, semble très pensif.

« -Moi j'ai un copain dans ma classe qui m'a dit que son papy mettait une jupe et qu'il jouait de la musique dans ses pestacles. » 

« - Tu veux dire, des spectacles ! »

« - Ben oui ! c'est ça que j'ai dit ! »

« - Il doit être écossais ce Monsieur, » répondit papa !

« - Encore un autre morceau du Monde alors, » ajouta Lydie. « Tu vois je t'ai bien dit que la Terre est pleine de gens bizarres, pas la peine d'aller dans le ciel, ni sur la Lune ».

« Papa, hier sur la plage il y avait un petit garçon qui était tout blanc, avec des cheveux tout blancs et il était toujours sous son parasol. I ne pouvait pas jouer avec nous, car sa maman ne voulait pas qu’il reste au soleil, même avec sa casquette et son tee-shirt. » 

« - Je pense que c'est parce qu'il est né différent de toi, il est albinos et cela le rend très malade quand il reste au soleil, sa peau est extrêmement fragile. ».

« - Il ne vient pas d'un autre endroit que nous alors ! »

« - Il faudrait lui demander où il habite, je ne le sais pas, mais je sais que c'est bien sur la Terre qu'il habite car il y a de nombreux pays ! »

« - Arthur, demain, sur la plage on regardera s'il y a des gens d'un autre bout du Monde. Il y en a qui ne parlent pas comme nous. J'ai vu des dames qui se baignaient avec des grandes robes et des foulards sur la tête, drôles de maillots de bain ! Ils sont peut-être venus dans des avions comme celui de papa. Et ce petit garçon blanc qui n'est pas comme nous, il nous dira où il habite. On va bien s'amuser je pense ! »

« - Allez les enfants, il est tard, nous allons rentrer ! Debout tout le Monde, Let's go! »

« Mince alors, « songea Lydie, « Papa parle en anglais, je le sais car je l'apprends avec ma maîtresse à l'école.

 

Peut-être qu'il vient aussi d'un autre morceau de la Terre, je lui demanderai plus tard ! »

Dans le Ciel, la Lune est toujours là, elle rigole !

Annie N.G.

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