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Stylo à plume

Pierre a proposé:

Ecrire un conte qui met en scène un jeune lapin. L’essentiel de l’histoire se passe dans une ville.

Le Petit Lapin de Chassieu

Il était une fois, dans un charmant petit village nommé Chassieu, un jeune lapin au pelage soyeux et aux grandes oreilles attentives. Son nom était Léo, et il était connu de tous les habitants pour sa curiosité insatiable et son esprit aventurier.


Chaque matin, Léo se réveillait à l’aube, lorsque la lumière dorée du soleil perçait à travers les feuilles des arbres. Après avoir pris un bon petit déjeuner de carottes fraîches et de trèfles, il s’éclipsait dans les prairies verdoyantes qui entouraient le village. Ses amis, un groupe de petits animaux, l’attendaient souvent sous la grande châtaigneraie, prêts pour de nouvelles aventures.


Un jour, alors qu'il explorait un nouveau sentier, Léo aperçut une lumière brillante au loin. Intrigué, il décida de s'y rendre. En s'approchant, il découvrit une magnifique clairière où des fleurs multicolores dansaient au gré du vent. Au centre de cette clairière, un vieux sage, un hibou au regard perçant, se tenait perché sur une branche.


« Bonjour, petit lapin », dit le hibou d'une voix douce mais puissante.

« Que cherches-tu ici ? »

Léo, émerveillé, répondit : « Je voulais découvrir le secret de cette lumière ! »

Le hibou hocha doucement la tête: « Cette lumière vient des rêves et des espoirs des animaux qui vivent ici. Mais pour en profiter pleinement, il faut apprendre à partager ses propres rêves. »

Intrigué, Léo demanda comment il pouvait partager les siens. Le hibou lui expliqua qu’il devait rassembler ses amis, partager ses aspirations et écouter les leurs. Ensemble, ils pourraient créer quelque chose de merveilleux.


Ravi de cette idée, Léo rentra chez lui et rassembla tous ses camarades : la souris Mina, la tortue Tom et le renard Félix. Ils s’assirent autour d’un grand arbre et partagèrent leurs rêves : Mina rêvait de voyager au-delà des champs, Tom souhaitait explorer les rivières, et Félix voulait devenir le meilleur conteur de Chassieu. Inspiré par leurs récits, Léo proposa qu’ils partent ensemble à l’aventure. Ensemble, ils empruntèrent des chemins qu’ils n’avaient jamais pris, firent des rencontres incroyables et découvrirent des trésors inestimables : des paysages enchanteurs, des histoires oubliées et des liens d’amitié indéfectibles.


De retour à la clairière avec le vieux hibou, ils partagèrent leurs expériences et leurs rêves réalisés. À chaque histoire racontée, la lumière dans la clairière brillait de plus en plus fort, illuminant l’obscurité de la nuit. Le hibou sourit, reconnaissant la magie qui émanait de leur amour et de leur amitié.

À partir de ce jour, Léo et ses amis continuèrent d’explorer, tout en apprenant que partager ses rêves pouvait non seulement renforcer les liens d’amitié, mais aussi donner vie à des souvenirs précieux. Chassieu devint le lieu de mille et une aventures, toutes nourries par l’imagination de ce petit lapin et de ses compagnons. Et c’est ainsi que, tous les soirs, la lumière de la clairière scintillait comme un phare pour tous les rêveurs, unissant les cœurs et célébrant les merveilles de l’amitié.

Annie M.

Il était une fois un petit lapin de garenne.

Né à la fin du printemps à l’orée d’un bois près d’un champ cultivé il avait de nombreux frères et sœurs.

Cependant il se repérait rapidement car alors que sa maman et toute sa fratrie étaient gris lui était d’un beau blanc avec un poil soyeux. 

Etait-ce dû au papa ? Mais où était-il celui-là ?

Le terrier fut bientôt trop petit pour contenir tout ce monde et tous gambadaient joyeusement soit dans le bois soit dans le champ. Mais voilà qu’un jour alors que les feuilles commençaient à tomber des hommes arrivèrent.

Des hommes ils en avaient déjà vu cultivant le champ voisin, Mais là ce fut un tonnerre qui s’abattit sur nos lapins tout étonnés.

La troupe se dispersa laissant plusieurs lapins étendus. 

Petit lapin blanc réchappa au massacre et réussit à se sauver.

Contournant le champ il arriva sur un terrain tout long qui lui fit mal aux pattes. De plus sans arrêt il y avait un bruit d’enfer par des monstres qui passaient à toute vitesse !

Où était l’herbe tendre et savoureuse qu’il avait toujours connue ?

Et puis de drôles de constructions se suivaient le long de ce ruban.

Le premier jour il erra se cachant à la moindre alerte.

Il resta plusieurs jours sans manger.

Il avait bien vu une femme arracher des carottes mais c’est dans les bandes dessinées que les lapins mangent des carottes !

Il lui manquait sa bonne herbe verte ou à la rigueur de l’herbe séchée.

N’y tenant plus il s’approcha plus près des constructions.

Il y avait là des sacs plastiques pleins de choses étranges.

Le plastique il connaissait même en forêt on en trouve !

Sa maman leur avait toujours défendu de les avaler car ils pouvaient en mourir étouffés !

L’un des sacs était crevé et laissait apparaître des choses vertes peut-être bonnes à manger.

Il en était là de ses réflexions quand un gros animal, pas un sanglier qu’il connaissait, vint le renifler.

Il n’était pas agressif mais Petit Lapin eût peur et se fit le plus petit possible.

Qu’allait-il lui arriver ?

Il tremblait de tous ses membres quand apparut une dame qui appela gentiment ce gros animal poilu.

Elle vit Petit Lapin si beau dans son pelage blanc s’en approcha et le caressa doucement.

Que fais-tu là petit garenne ?

Elle l’emporta avec elle, lui plaça un bol d’eau bien venu et arracha quelques touffes d’une bonne herbe verte.

Petit Lapin reprit ses esprits devant tant de bonté !

Depuis ce jour ce lapin de garenne qui a échappé à la casserole coule des jours heureux chez une mamie avec son chien, gros toutou qui a adopté notre jeune lapin !

Peut-être un jour retournera-t-il dans sa forêt ?

Christiane

Je m'appelle Jean de Clappier, mon père, haut gradé militaire avait hérité de notre Hôtel Particulier, dans la famille depuis trois générations.
Celui-ci se situe dans le 16ème arrondissement de Paris et fait depuis toujours l'admiration des passants. C'est une gigantesque habitation, datant des années 1900.

Elle se dresse avenue Foch, tout près de l'Arc de Triomphe, comprend 15 pièces dont certaines donnant sur la Tour Eiffel. Elle est agrémentée d'un magnifique jardin exposé plein sud. 

Avec mes sœurs, Joséphine et Elizabeth, nous avons reçu une éducation très stricte, sous contrôle permanent de notre père, peu enclin aux gestes de tendresse.

Par bonheur, notre mère, issue d'une famille roturière, nous comblait d'amour. Elle nous avait attribué des petits surnoms mignons qui exaspéraient notre père. Pour Joséphine c'était mon ange, Elizabeth, mon cœur, et moi je devenais mon lapin. J'ai donc passé mon enfance en tant que lapin des villes, dans une grande cage dorée. J'ai appris à gambader sur une pelouse qui aurait fait la fierté des britanniques, verte à souhait, sans aucun obstacle ni terrier en vue, pas la moindre cachette où se tapir. Nous n'avions pas de potager, les salades et carottes fraîchement cueillies arrivaient directement dans les cuisines de notre grand chef. 

Je n'étais pas non plus "un lapin crétin", mon postérieur à connu les chaises des meilleures écoles privées, dans lesquelles nous nous rendions avec mes sœurs, en voiture avec chauffeur, déposés devant le porche, à l'abri des regards indiscrets. Je ne manquais de rien, me diriez-vous, alors pourquoi me plaindre ?

Mais la liberté, j'ignorais ce que c’était. Mes sœurs s'échappaient de la maison pour leurs cours de danse classique. Elles y retrouvaient des filles de bonne famille, bien sous tous rapport, en apparence, qui avaient l'autorisation de les accueillir chez elles de temps à autre, ou de passer l'après-midi au sein de notre demeure.

Moi, je me devais d'être un virtuose et un professeur particulier me donnait des cours de piano à domicile. Etant donné notre grande différence d'âge, nous avions peu de sujets de conversation en commun et j'ai rapidement cessé d'en chercher.

Pour me défouler j'avais droit à des séances d’entraînement quasi militaire sous les ordres de mon père, à la première heure, chaque samedi matin. J'ai néanmoins réussi à m’échapper de mon clapier doré, de façon très rusée.

Mon père n'a pas fermé la porte lorsque j'ai opté pour l'ENEF, Ecole Nationale des Eaux et Forêts, après l'obtention de mon Bac, mention TB, c'était une obligation et j'en avais conscience. Lorsqu'elle a été fondée, en 1824, cette grande école se nommait Ecole Royale Forestière, et ce simple mot, Royale, a convaincu mon père de son prestige.

C'est donc là que j'ai rencontré ma future épouse au doux nom de Fleur. Elle a su amadouer mon père, se révélant polie, discrète et sans aucune intention de rentrer en conflit avec lui.

De retour à l’école elle se lâchait et je préfère taire ce qu’elle me disait alors. Ma mère, quant à elle, dressait au salon, de magnifiques bouquets à l'odeur délicate lorsque nous leur rendions visite. Elle adorait Fleur. Aujourd'hui, avec mes sœurs, nous avons décidé de mettre notre Hôtel Particulier en vente, nos parents étant tous deux décédés. Joséphine réside en Corse, où elle est responsable du Musée National de la Maison de Napoléon à Ajaccio . Son prénom la prédestinait à une belle carrière. Elle habite avec Orsu son mari et ses enfants, dans une jolie maison, avec vue sur la mer. Elizabeth, de son côté, a intégré il y a de nombreuses années, Le Royal Ballet, à Covent Garden, à Londres.

Elle excelle dans sa discipline, et c'est à chaque fois un grand bonheur d'assister à ses spectacles. 

Avec Fleur, nous avons 3 enfants, Capucine, Violette et Olivier. Je suis Garde Forestier et je travaille pour l'Office Nationale des Forêt (ONF).
Mon épouse, cueille les plantes et fleurs sauvages pour les transformer en de merveilleuses tisanes artisanales. Sa renommée n'est plus à faire.

Je suis devenu Jeannot, lapin des champs, j'ai perdu mon nom à particule en prenant mon envol.

Je vis au grand air, entouré d'amis, libre de mes gestes et de mes choix, en harmonie avec l'idée que je me faisais secrètement de ma vie.

Ma maison, à l'orée des bois est pleine de rires, de cris d'enfants, et il a souvent plus de 5 assiettes à notre table.

Je pense que mon père serait déçu, mais ma mère est très fière de son petit Lapin.

Annie N

Le lapin qui voulait voir la Tour Eiffel
 

Il était une fois dans son clapier, un petit lapin gris et blanc du nom de Lapinou, qui vivait avec sa famille à la ferme de Gustave et Antoinette. Là, en plein beaujolais. Il coulait une vie paisible avec ses parents et ses deux frères dans cette ferme qui produisait du vin et des jus de fruits, des fromages de chèvre et du miel et élevait des volailles et des lapins dans le petit village de Saint-Vérand. 

 

Ce jeudi soir de février, à la ferme, c’est l’effervescence. Le camion bétaillère Saviem SG4 bleu bâché est prêt, chargé dans la cour la ferme. Il part cette nuit rejoindre à Paris, le Salon de l’Agriculture pour une semaine. Un périple de plus de 400 kilomètres via l’autoroute A6 récemment inaugurée. Le départ est prévu à minuit, pour six bonnes heures de route, si la météo est clémente. Depuis des années Lapinou rêve de la Capitale, de la Tour Eiffel et de ses mille feux. Son père qui a déjà fait le voyage lui a maintes fois décrit son émerveillement.

 

A minuit donc, c’est le départ pour la capitale. Le camion emmène pour les faire connaître aux « parisiens de la ville « et les exposer les plus beaux produits de la ferme. Augustin représentera sa région avec quelques collègues. Dans son clapier grillagé, Lapinou est du voyage avec son frère tout contre la ridelle à clair-voies du camion. Dans deux cages plus grandes plusieurs volailles sont installées, pintades, dindes et poules. Le reste du chargement est fait de caisses de vin rouge et blanc, de jus de fruits, de miel, de fromages et de charcuteries. Le voyage s’est passé sans encombre et vers six heures trente du matin, le camion quitte l’autoroute et s’engage sur le périphérique Parisien, direction la porte de Versailles. Les lumières du périphérique et le long ruban des phares jaunes et de feux rouges de voitures font penser à une coulée de lave qui serpente dans la ville. A travers un trou dans la bâche Lapinou cherche à voir La Tour Eiffel, de ses yeux il scrute le dehors, mais il ne voit qu’une nuée de brouillard et de fumées cotonneuse impénétrable. La bétaillère quitte le périphérique, porte de Versailles et s’engage en direction du Parc des Expositions tout proche. Le camion entre dans le parc des expositions. D’immenses halls sans fin vont abriter durant une semaine, dans leur stand Gustave, Antoinette au fond du hall des produits régionaux. En une journée tout est prêt. Le stand et ses exposants, les animaux attendent déjà leurs visiteurs.

 

La déception est immense. Lapinou et son frère vont rester parqués ici, enfermés dans ce hall, sans possibilité de visiter la ville et ses monuments, de sentir l’air et l’ambiance de la capitale comme ces millions de touristes des quatre continents qui traversent le monde à sa rencontre. Augustin, Antoinette et un ami venu à la rescousse sont là, sur quelques mètres carrés décorés de moquette synthétique vert vif et de quelques petits ifs et yukas en pots faméliques. Rien de bien engageant qui ressemble à une vraie ferme, à la campagne. Le salon pouvait commencer. Mais, pour nos deux lapins, ce salon ne fût qu’une succession de désillusions. Les lumières crues des plafonniers éclairés au maximum des heures durant… La succession des personnalités et de leurs cortèges, les enfants souvent bruyants ou pleurant, les adultes s’interpellant d’une allée et d’un stand à l’autre, les bonimenteurs forçant leur voix dans des micros crépitants, les vaches meuglant, les chèvres et les moutons bêlant, les poules cacquetant, les lapins glapissant. Seules les truites d’élevage et les crustacés étant discrets… Les annonces, se succédant : « le petit Rémy attend ses parents à la buvette du hall 7 », « le représentant des moissonneuses Batleblé est attendu à son stand », « dans vingt minutes débute le concours de la plus belle limousine hall 5 » Les odeurs des stands de restaurants, la choucroute rivalisant avec le cassoulet et la fondue aux lardons et l’aligot avec les moules frites. Chaque région de France rivalisant dans la démesure.

 

Ce calvaire allait durer des jours encore. Les hommes et les bêtes étaient fatigués et les nuits courtes et sans sommeil. Bref tout le monde avait hâte de retrouver la sérénité laborieuse et apaisante de la campagne. Si bien que lorsque retentit la cloche de la clôture de la dernière journée, les affaires ayant été bonnes, Antoinette et Gustave chargèrent le camion des quelques invendus et leurs animaux, le clapier de Lapinou et son frère et en avant toute, à 23 heures, cap sur le Beaujolais. Mais de promenade à la recherche de la tour Eiffel dans les rues de Paris point ! Au comble de la déception, Lapinou échafaudait déjà un plan pour repartir à la première occasion.

 

Le lendemain matin, dans son enclos grillagé, Lapinou se remettait de son voyage et de sa désillusion devant quelques feuilles de laitue défraichies. Soudain, un break rouge rutilant pénétra dans la cour et vint se garer devant la porte du chai. L’immatriculation du véhicule en 75 attira immédiatement l’attention de Lapinou. Sur la vitre arrière, Lapinou n’en crût pas ses yeux. Un superbe autocollant avec dessiné dessus une magnifique Tour Eiffel et la légende suivante. « Paris vous attend Venez nous voir ». Le sang de Lapinou ne fit qu’un tour. A travers un petit trou dans le grillage, il s’approcha de la voiture. Son propriétaire revint avec Gustave. Ils avaient conclu une grosse commande de vin et le propriétaire de la voiture un restaurateur réputé sur la capitale venait la récupérer. A cette période creuse de l’année, il avait pour habitude de rendre visite à ses meilleurs fournisseurs en province et Gustave était de ceux-ci. L’homme ouvrit l’immense coffre de son break. Il commença, aidé de Gustave à charger les caisses de vin. Entre deux aller-retours, devant la porte ouverte, Lapinou hésitait. Soudain, n’y tenant plus, il sauta dans le coffre et se tapit dans un espace caché derrière la roue de secours et attendit. Quelques minutes plus tard, la porte du coffre claqua, le moteur vibra. Lapinou entendit Gustave saluer son client et lui souhaiter bon retour. Après un voyage en douceur, dans ce beau break autrement plus confortable que la bétaillère de Gustave, le véhicule, sa cargaison et son passager clandestin se garèrent dans une arrière-cour, à l’abri de la circulation. Lapinou était un peu engourdi, calé contre sa roue de secours au fond du coffre. Quelques instants plus tard, un homme ouvrit la porte du coffre. Lapinou écarquilla les yeux, un peu ébloui par la lumière du jour et vit un jeune commis de cuisine, sanglé dans un long tablier bleu marine. Il entreprit de charger les cartons de vin sur un diable et de les descendre dans une cave. Entre deux voyages la voie était libre. Lapinou sauta du coffre, quitta rapidement l courette et déboucha sur une magnifique Avenue bordant le Champ de Mars, face à la Tour Eiffel. Il n’en croyait pas ses yeux. Quelle chance il avait eu. La magie du conte avait voulu que ce client providentiel, le conduise là, à portée de rêve. Lapinou gambada un moment pour se dégourdir les jambes, se restaura d’un peu d’herbe sur l’immense pelouse, puis fonça en direction de la vieille dame de fer comme l’appellent pompeusement les guides.

 

Il aborda l’escalier, commença son ascension. Il était tranquille peu de gens se confrontant aux 675 marches de deux premiers étages, puis il se glissa dans l’ascenseur pour rejoindre la plateforme supérieure. Pendant deux longs jours. Ainsi, il sillonna Paris, de Montmartre aux Champs Elysées, des quais de Seine aux Jardins du Luxembourg. Au soir du troisième jour, sa famille commençait à lui manquer, il était un peu fatigué et songea à rentrer chez lui. Mais comment faire. Comment rallier le Beaujolais ? Le train ? le bus ? les péniches de mariniers entre la Seine et la Saône ? C’est alors que la chance lui sourit. Sur un parking, sur les berges de Seine, un camion avec sur son flanc écrit, « Transports Déménagements - Dupont et fils- Belleville en Beaujolais – Paris Aller- retour tous les jours A votre service ». Il attendit Une heure plus tard, le camion quittait Paris. Lapinou rentrait à la ferme. Son rêve était exaucé. Il avait vu la Tour Eiffel avec de l’obstination et quelques circonstances favorables Voilà, le conte est fini. Mais il en a des choses à raconter !


(Voilà, Pierre, j’ai essayé de répondre fidèlement à la commande. Mais tout bien réfléchi La place d’un lapin est-elle dans une ville ???)

Didier

Sylver et l’île aux lapins

Ce soir-là, au 1 er étage d’un coquet appartement situé non loin de la place du Bouffay dans le Vieux -Nantes, un jeune lapin, nommé Sylver en raison de son pelage au reflet argenté, pris une grave décision.

Il en avait assez de vivre enfermé et il avait entendu le papa de Lucie, sa maîtresse, lui raconter que sur une petite île au large d’Hiroshima, au Japon, vivaient des centaines de lapins en liberté.

Certes, il était un peu triste de quitter la petite fille si douce avec lui, mais comment résister à l’attrait d’un pays où le lapin tient une place tellement importante qu’il est utilisé comme symbole porte-bonheur !

Toutefois une question le taraudait : comment rejoindre ce beau pays si attirant mais si lointain ?

Quelques jours plus tard, l’occasion de quitter sa famille d’adoption se présenta. Lucie avait mal refermé sa cage, la porte de sa chambre était ouverte. Sylver en profita pour se faufiler et se cacher derrière le canapé du salon. Sortir de l’appartement fut un jeu d’enfant lorsque la femme de ménage laissa la porte d’entrée ouverte le temps de passer l’aspirateur dans le couloir. A lui la liberté ! Il était tout excité par les nouvelles senteurs qu’il humait pour la première fois. Il gambadait de-ci de-là, lorsque tout à coup, il remarqua d’étranges personnes qui restaient immobiles derrière une paroi en verre, le visage fixe.


« Les humains sont vraiment bizarres ! Pourquoi ne bougent-ils pas ? » se demanda-t-il.
Sylver n’avait jamais vu de mannequin ! Il goûta à l’herbe tendre d’un parc verdoyant et fleuri où se promenaient des couples qui se tenaient par la main, but l’eau rafraichissante d’une fontaine immense, qui jaillissait du sol.
« Pratique cet abreuvoir », songea-t-il.


Soudain, il se trouva face à un animal perché sur un petit mur près d’une grande porte en forme de voute, et qui le regardait, inerte.
« Décidément, la ville est surprenante », pensa t’il.
« Bon ... bonjour ! », osa timidement Sylver.
Aucune réponse !

 

Comme il ne se passait rien, il s’approcha et se rendit compte que cet animal était dur et froid, prisonnier du muret et sans aucune odeur. Le jeune lapin ne savait pas ce qu’était une sculpture, mais ce jour-là, jugeant qu’il n’y avait pas de danger, il poursuivit son chemin à la recherche du port de commerce, car il avait échafaudé un plan : prendre le bateau pour se rendre au Japon, cet archipel paradisiaque qui le faisait rêver. La nuit venue, il dût redoubler de prudence, car les humains étaient plus nombreux dans les rues, et l’éclairage nocturne de la ville multipliait les dangers, sans parler de ces boites qui roulaient à toute vitesse et qu’il fallait éviter au risque d’être écrasé. Sylver voyait pour la première fois des voitures. Mais il était courageux et il eut beaucoup de chance. Alors qu’épuisé, il se reposait près d’une porte par laquelle beaucoup d’hommes rentraient et sortaient d’un lieu fort bruyant et rempli d’une épaisse fumée, il entendit deux gaillards grommeler qu’ils allaient être en retard pour embarquer et que la passerelle risquait d’être relevée. Il les suivit le plus discrètement possible et manqua de les perdre de vue à plusieurs reprises car ils marchaient à vive allure dans des ruelles parfois bien obscures. Au bout d’un certain temps qui lui parût bien long pour ses petites pattes, il aperçut, derrière un tas de caisses en fer qui ressemblaient à sa cage, un grand bâtiment flottant sur l’eau. Les deux hommes grimpèrent silencieusement la rampe d’accès qui y menait. Il fit de même et trouva une cachette sous une bâche près d’un gros mât. Gagné par la fatigue, il s’assoupit rapidement. Le lendemain, au lever du soleil, quelle ne fut pas sa surprise de constater que le bateau n’était plus à quai mais isolé en plein milieu d’une immense étendue d’eau. Il sentait son corps se balancer dans tous les sens et il commençait à avoir faim. Il observa les alentours, pas la moindre herbe en vue ; il huma l’air et son odorat le conduisit en bas d’un petit escalier où il trouva au fond d’un couloir une porte d’où s’échappait une bonne odeur de légumes. Il attendit avec l’espoir de pouvoir entrer dans la pièce. Quelques minutes plus tard, un homme, plutôt distrait par une conversation fort animée, arriva et pénétra dans le local. Notre jeune lapin saisit l’occasion pour se glisser furtivement sous une table. Il entendait l’homme remuer des récipients puis se mettre à éplucher des carottes tout en sifflotant. L’estomac de Sylver commençait à le tirailler sérieusement.
 

« Si seulement un morceau pouvait tomber », rêva-t-il.

 

C’est à ce moment-là que le miracle se produisit : alors que l’humain jetait les épluchures dans la poubelle, un trognon du légume accompagné de quelques fanes tomba sur le sol. Sans réfléchir au danger tellement il était taraudé par la faim, Sylver sortit de sa cachette et d’un bond sauta sur le bout de carotte tant convoité.
« Animal aux longues oreilles, animal aux longues oreilles ! », hurla
l’homme qui sortit en courant. Sylver se demanda pourquoi tant de raffut ; il ne savait pas qu’il pouvait faire si peur ... C’est alors qu’il vit débouler 4 ou 5 colosses munis d’un filet et d’un bâton. Ni une ni deux, il lâcha son repas et détala en direction des escaliers. Ses poursuivants allaient le rattraper lorsque plein de courage, il se laissa tomber dans l’eau. Ce que ne savait pas Sylver, c’est que les lapins ne sont pas les bienvenus sur les bateaux car selon une superstition, ils porteraient malheur. À tel point qu’il serait même interdit de prononcer le mot lapin à bord. La faute à leurs petites dents capables de ronger les cordages et le bois, risquant ainsi de provoquer un naufrage. Du moins par le passé. Notre pauvre jeune lapin nagea, nagea longtemps. Il était seul au monde, il avait froid et toujours faim.
« C’en est fini pour moi », se dit-il.
C’est alors qu’il vit un animal se rapprocher de lui avec rapidité. Il glissait avec fluidité entre les vagues et faisait de temps en temps des sauts pour aller plus vite.
Lorsqu’il fut à ses côtés, Sylver lui demanda :
« Qui es-tu ?
— Je m’appelle Valentin et je suis un dauphin ! Et toi ?
— Je suis un lapin et je m’appelle Sylver,
— Mais que fais-tu là tout seul ? Je n’ai jamais vu de lapin dans la mer....

— Je voulais aller sur l’île aux lapins au Japon. Mais les hommes sur le bateau m’ont chassé, et je suis si fatigué !
—  Je ne suis guère surpris, monte sur mon dos, je vais te mener sur une île magnifique,
— Oh merci, tu me sauves la vie ! »
C’est ainsi que pour la première fois on aperçut un lapin, les oreilles dans le vent, qui filait à grande allure sur le dos d’un dauphin. Certes, il n’avait pas trouvé la fameuse île aux lapins, mais il avait découvert son île où il vécut heureux de longues années. Quelques-uns ont cru l’apercevoir sur le sable, scrutant l’horizon, entouré d’une dizaine de lapereaux.

Sylvia

Casimir le lapin sursauta, le bruit l’avait réveillé, c’était encore le fermier.


Il vit sa grande main passer au-dessus de lui et attraper les oreilles de son voisin qui gigotait en poussant de lamentables cris. Casimir profita du branle-bas et se faufila vers la porte ouverte puis bondit à l’extérieur. Il s’attendait aux hurlements du fermier mais celui-ci, qui n’avait rien vu, ferma le clapier en sifflotant et murmurant qu’il allait faire un bon repas.


Caché derrière la haie, Casimir réfléchissait, il ne pouvait rester là. Des choses terribles se passaient. Depuis que lui et ses compagnons étaient devenus grands le fermier leur rendait souvent visite et repartait avec l’un d’eux qui ne revenait jamais. C’était comme cela que sa petite copine avait disparu. Elle lui manquait, elle était jolie et toute ronde, il aimait bien se blottir contre elle, il ne sentait pas ses os. En trois bonds il s’éloigna de la ferme et rejoignit la route qui s’étirait au loin. Au début il marcha sur le goudron, mais il avait mal aux pattes et les voitures et camions l’inquiétaient. Il venait de voir un hérisson écrasé, tout aplati, et il comprit qu’il risquait de subir le même sort, aussi il sauta dans le fossé, juste sur une touffe de serpolet ! Après un bon repas et un petit- somme, il reprit son chemin. Au coucher du soleil le décor changea, la route s’arrêtait au milieu de plein de maisons et de rues, il sut qu’il était arrivé à la ville. Médor le chien lui en avait parlé, le fermier l’emmenait quand il allait au marché. Etourdi par toutes ces rues et ne sachant oû aller il se faufila sous une haie et harassé de fatigue s’endormi. Le soleil le réveilla, il ouvrit un œil et surpris vit qu’il n’était pas seul. Un gros chat assis sur son derrière le regardait avec curiosité : « Que fais-tu là ? les lapins que je connais sont tous dans des cages, aucun ne dort à la belle étoile ! »


Casimir lui raconta ses malheurs et l’obligation pour lui de partir.
« Tu as bien fait, car tu aurais fini dans la casserole du fermier, c’est le destin des lapins, mais toi tu es spécial. Si tu veux je peux t’expliquer bien des choses ».


Et c’est ainsi, muni des conseils du chat, qu’il partit à travers la ville. La fête foraine l’attirait, d’un bond il se retrouva sur le dos d’un gros lapin, caché juste derrière le dos d’une fillette qui riait aux éclats. Mais après trois tours il avait mal au cœur et se sauva. Pas loin une bonne odeur de légumes frais l’arrêta, des cagettes de pommes, navets, choux fleurs s’étalaient devant lui, un vrai paradis. Le chat l’avait prévenu, : « Tu verras le marché c’est fou, même dans tes rêves tu n’as pas vu autant de carottes ». Les gens criaient et riaient, seuls les enfants le voyaient se faufiler à droite et à gauche, chipant de-ci de-là une fraise, un bout de romarin, une petite pomme. Certains le caressaient au passage. Les jours passèrent et l’automne arriva avec la pluie et le vent. Casimir avait froid, et il pensa à l’hiver que lui avait décrit le chat. Bientôt la neige allait tomber et il n’aurait plus rien à manger et aucun abri. Il se blottit contre une porte en grelottant et pleurant sur son triste sort. Il n’allait pas finir en civet bien chaud mais en lapin tout gelé et froid.

Il se mit à pleurer et gémir si fort que la porte s’ouvrit : « Oh maman, un lapin tout mouillé, je peux le prendre, il remplacera Filou qui est parti au ciel. »

Et c’est ainsi que Casimir trouva un nid bien douillet avec nourriture, chaleur et amour à volonté.


Aujourd’hui il s’appelle Filou.

Nicole

Lola avait l'habitude que sa maman lui conte des histoires le soir, avant de s'endormir.


Elle avait sept ans, et commençait à savoir bien lire. Sa maman, lui faisait commencer les deux premières pages du livre, et continuait jusqu’à ce que les paupières de Lola, se referment doucement... Cette semaine- là, sa maman commença un nouveau conte.. "Alice au pays de Merveilles"
Lola comme d'habitude commença les deux premières pages, l'histoire semblait l’intriguer dès les premières lignes.
Le vendredi soir le conte terminé, Lola dit à sa maman : « trop cool ce conte ,puis après une petite hésitation ...maman je pourrais avoir un petit Lapin blanc comme celui d'Alice ? pour mon anniversaire, c'est dans un mois ! »
-- « Lola ! Tu crois que vous n'avez pas assez d'animaux toi et tes sœurs...deux chevaux, trois chats. Belle la petite chienne de papy, des poules et puis Obama le petit mouton noir... »
.... « - oui, oui, maman, mais ils ne sont pas qu'à moi... moi je voudrais un petit animal à moi, rien qu'à moi, qui dure longtemps, pas comme noisette mon petit hamster ,qui est enterré dans le jardin...maman pour mon anniversaire s'il te plaît. Un petit lapin blanc... »
--« - Lola tu sais bien que c’est un rêve, c'est un conte. »
-- « Mais oui Maman, mais il y en à plein des histoire sur les chats, les chiens. Tiens ! Ben, Lassy, Rintintin et pourtant nous avons des chats des chiens. Promis maman je m'occuperai de lui. » 
Un mois après Lola, le jour de son anniversaire se retrouvait devant un grand clapier, avec son petit Lapin blanc, et ho surprise ! Un autre lapin un peu plus gros de couleur fauve et blanche et deux très grandes oreilles qui pendent de chaque côté de la tête !
Lola en larmes devant le clapier. « maman, maman c'est un lapin bélier ils sont pour moi tous les deux? »
Et la maman d'expliquer :
« oui Lola c'est un lapin bélier, parce que quand on est allés acheter ton petit lapin blanc la dame de l'animalerie nous a conseillé de lui prendre un petit compagnon, Les lapins nains n'aiment pas la solitude, alors te voilà avec deux petits lapins nains adultes, le blanc à 8 mois et le Bélier plus vieux 18 mois... j'espère que tu prendras bien soin deux, de nettoyer le clapier, et surtout faire attention à leurs alimentations. Ils ont les intestins fragiles, tiens, je t'ai fait une liste de ce qu’ils peuvent manger, et les interdits.

"
Oh merci maman, promis je m'occuperai bien d’eux.
Et surtout ne négliges pas l'école, sinon ...
---Oui oui Maman.
Et puis ce soir, quand on soufflera les bougies , tu nous diras les prénoms choisis pour tes lapins !
Et le soir venu Lola soufflant ses bougies d'anniversaire annonçait "Fripouille pour mon petit lapin blanc il a l’air coquin...et mon lapin bélier plus sage. Pharell c'est le prénom d'un petit copain d'école, ajoute-t-elle, un petit sourire au coin des lèvres.
Et voilà nos deux lapinos, installés sous le hangar, dans leur clapier, bien protégés des intempéries .


C'était les vacances de Pâques ,et Lola allai avoir du temps, pour s'occuper et apprivoiser ses nouveaux petits amis. Ses parents possédaient une grande propriété en Bresse, et ses grands-parents mitoyens, possédaient un jardin, clôturé. Au début ils étaient timides. Elle s'approchait d’eux. Puis prenant de l'assurance, elle commença à les sortir du clapier, et les mettre dans le jardin de ses grands- parents, où elle restait appuyée contre le mur mitoyen et assise sur un vieux drap, ravie de les voir sauter, courir d’une clôture à l'autre... surtout Fripouille, Pharell était plus calme. Puis un jour pour calmer l'ardeur de Fripouille, elle sortit le livre "Alice...Pharell déjà allongé près d'elle la tête sur ses deux pattes commença à lire. Bizarrement Fripouille arrêta ses cabrioles et vint prêt de Lola.. comme s'il avait compris sa démarche. Ce fut un petit rituel, qui avait l'air de plaire à Pharell et surtout à Fripouille.

 

Cela durait une heure environ. Ils pouvaient sauter, gambader, se rouler dans l'herbe. Ils avaient fait leur jogging, le club de lecture, jusqu'à ce que Lola les remette dans leur clapier les récompensant d'un bon tas de foin, ils étaient prêts pour la nuit. Mais Lola avant de se coucher venait jeter un coup d'œil voir si tout allait bien...une chose commençait à l'intriguer depuis trois jours. Caramel, le chat de la famille se trouvait devant le clapier, comme s’il était en train d'écouter nos deux amis. Le matin- même chose, quand elle venait leur faire le coucou matinal, voir si le clapier était propre et s'ils manquaient de quelque chose, Caramel était là dans la même position...mais dès que Lola arrivait, il s'en allait nonchalamment. Cela l'intriguait fortement. 


Lola parla à sa Grand-mère Josepha du comportement de Caramel. Sa mamie hocha la tête, mais ne dit rien...le soir même, elle alla voir ce qui se passait au clapier. Il faisait nuit déjà, malgré le printemps annoncé. On était passés à l'heure d'été. Josepha s'arrêta, il y avait Caramel qui semblait écouter les deux lapinos. Josepha était quelqu'un de spécial, un peu déjantée. Il était interdit de couper les roses de son jardin, on leur faisait mal...elle leur parlait, parfois. Lorsque les pétales tombaient elle les recueillait, et les mettait dans un pot de verre. Elle disait que c'était leurs âmes, leurs esprits, surtout il ne fallait pas dire que c'étaient des "pots- pourris".


Pourtant Josepha était très intelligente, et instruite. Elle avait eu son bac, elle aidait ses petits- enfants aux devoirs scolaires... Donc Josepha était en train d'écouter nos trois amis. Oui ils parlaient. Oui Josepha comprenait le langage, le langage des animaux...un don, un mystère. La vie n'est-elle pas un mystère ?...
Fripouille était en train de demander à Caramel de dé-crocheter le Clapier pour pouvoir sortir. Il voulait connaître la même aventure que le lapin blanc d'Alice...


Et Pharell de répliquer :
--« -tu vois Caramel, il est devenu fou, Dis-lui que c'est dangereux ! il va se faire dévorer par les renards, les loups, répète lui, à ce nigaud que c'est un rêve le conte d'Alice. »
--« Ben justement je connais toutes les astuces pour avoir de l'aide et ne pas me faire dévorer, » répliqua Fripouille.
... « Taratata répondit Caramel, moi je connais par cœur tous les terrains aux alentours. J’en ai vu des lapins sortis de leur terriers se
faire dévorer, par les renards, les loups...je ne veux pas avoir ta mort sur la conscience, et je ne veux pas voir ma petite Lola pleurer ! bon les amis je vous laisse, Mes copains m'attendent, il y plein de jolies souris à croquer ! »

Pharrell était rassuré, il allait pouvoir dormir sur ses deux oreilles. Tant pis si Fripouille n'était pas content, et puis Caramel a dû lui foutre la frousse. Josepha était restée invisible pour nos amis animaux pendant cet échange... Elle rentra se coucher, rassurée, tranquille. La deuxième semaine de vacances était bien entamée, Pâques approchait... Lola continuait à sortir dans le jardin clôturé de Josepha, Fripouille s'était un peu assagi, quand Caramel venait leur dire bonsoir il ne réclamait plus rien.


Ce fût ce samedi, après-midi veille de Pâques, que se produisit un grave incident.


Comme d'habitude Lola déposa Pharrell et Fripouille dans le jardin, on ne sait pour quelle raison, elle trébucha et tomba, le temps de se relever, elle vit Fripouille cavaler vers le portillon qu’elle n'avait pas eu le temps de crocheter. Elle se mit à courir et à crier de toute ses forces ...mais Fripouille cavalait, cavalait jusqu'à perte de vue. Lola se mit à hurler et pleurer. Josepha alertée par les cris accourut. Hélas impuissante, elle aida Lola à récupérer Pharrell, qui était resté tapi dans le jardin apeuré par ce qui venait de se passer. Lola était inconsolable.

« Mamie, Fripouille va se faire dévorer par les loups ou les renards, je ne vais plus le revoir. ».

Sa Maman vint voir ce qui se passait. Elle était en train de préparer le dîner, avait entendu les cris de Lola A sa vue Lola redoubla de pleurs.
« Fripouille est parti. Ce n'est pas ma faute, je suis tombée et Fripouille en a profité pour se sauver... Il est parti vers le grand champ
de maïs de Monsieur Lefèvre... Il va se faire dévorer par les loups. »
« --bon aller ma chérie calme toi, bon il fait nuit maintenant. Demain avec papa on ira chez Monsieur Lefèvre, lui expliquer. Il va nous aider à chercher Fripouille. » .
Ses sœurs Maya et May, venues la consoler, étaient partantes pour aller les aider.
« De toute façon, il doit être mort de trouille, bien caché dans le champ de maïs, sans bouger pour ne pas éveiller l'attention des renards... Ça lui quittera l'envie de se sauver, » continua sa maman, pour la rassurer, en espérant retrouver ce petit chenapan le lendemain, c’était le Dimanche de Pâques !


Tout était prêt pour fêter dignement ce jour. Les chocolats avaient été achetés et cachés. La famille venait avec les cousins et cousines, les enfants avaient préparé plein de surprises. Ce soir-là, vous vous en doutez, Lola passa une nuit très agitée, sa maman se leva plusieurs fois réveillée par ses cris. Dimanche matin, on se leva tôt, il fallait aller chez Monsieur Lefèvre. Le soir le papa lui avait téléphoné pour avoir la permission, de rentrer dans le champ. Monsieur Lefèvre lui proposa même d'aller avec eux et d'amener son chien de chasse, la propriété était grande.


Il était 8 heures du matin, toute la petite famille était prête, Lola était triste, mais très pressée d'y aller. Il fallait prendre la voiture pour se rendre chez le propriétaire, il fallait contourner le champ pour y entrer. Avant de monter dans la voiture, Lola jeta un coup d'œil vers le clapier, elle irait tout à l'heure voir Pharell. C’était la première nuit qu’il passait sans Fripouille...il devait être bien triste...puis elle sursauta Caramel était devant le clapier. Quelque chose la poussa à courir vers le clapier, malgré son papa qui

s'impatientait. Puis des cris de joie, Fripouille, Fripouille. papa, maman, Fripouille est là, Fripouille est là ! Tout le monde accourut.

 

Etonnement général !


Mais qui l'a apporté interrogea la maman ?
Sûrement Monsieur Lefèvre, Il a dû le trouver hier soir, venir nous le déposer, je vais l'appeler pour le remercier...
« « --Maman, maman, regarde ! il y a un lapin en chocolat, et une petite boite, regarde ».


En ouvrant le clapier, prenant Fripouille dans ses bras, Lola donna la jolie boite à sa maman, qui l’ouvrit. Dans celle-ci, il y avait quelques pétales de roses séchées et un petit mot où était inscrit :


"JOYEUSES PÂQUES LOLA"

Marie

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