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Pierre a proposé:
Envisagez un personnage historique ou d’actualité, connu pour ses mérites politiques, scientifiques, artistiques.
Faites-nous un exposé pour présenter ce personnage et son œuvre.
Antoine Dumont, curé de Chassieu
Nous sommes le 14 octobre 1792 à Chassieu dans l’Isère. Et Antoine DUMONT, un nouveau prêtre desservant va officier le baptême de François fils de Michel COPPONNAT et de Geneviève CUSIN « la cure étant vacante ».
Antoine né le 25 février 1739 à Lyon, il est le dernier d’une famille de 7 enfants, sachant que l’ainé de la fratrie s’appelle aussi Antoine, ses parents Gilbert et Claudine BILLET, tous deux nés à Lyon sont marchands de draps de soie.
En 1753, Antoine a 14 ans, lorsque son père décède. Il rentre en religion « chez les Cordeliers » à St Bonaventure (frère franciscain) et il est ordonné prêtre 3 ans plus tard. Durant la révolution, les prêtres Cordeliers ont été persécutés, tués et on retrouve Antoine à Décines chez sa sœur Marie, mariée à Rémy Bignon (marchand épicier).
Il semble très près de ses nièces, et lors de leurs mariages : Marie avec Antoine FAURE - Juge de Paix et Lucrèce avec Joseph Pierre PETREQUIN fils de Jean François PETREQUIN Notaire Royal à Auberives et Louise Anne PUTHOD fille de Pierre, Bourgeois de Chassieu.
Ainsi, on peut lire, sur chaque acte de mariage. « Etaient présents,
- Antoine DUMONT, Religieux cordelier, docteur en théologie, oncle de l’épouse
- Antoine DUMONT, Négociant à Lyon, oncle de l’épouse. »
Le 22 février 1792 Antoine a prêté serment « la soumission aux lois de la République » : Je jure de veiller avec soin sur les fidèles de la paroisse qui m’est confiée, d’être fidèle à la Nation, à la Loi et au Roi et de maintenir de tout mon pouvoir la Constitution décrété par l’Assemblée Nationale et acceptée par le Roi.
Le 23 juillet 1794, sur un certificat de civisme, on peut lire Prêtre cordelier, depuis 2 ans à Chassieu. Durant ces deux années les actes sont signés « DUMONT Curé ».
Début 1795, 7 mois après, il semble qu’Antoine se soit défroqué, sur un acte de naissance il est noté : Antoine DUMONT habitant cette commune, vivant de ses revenus, 56 ans.
C’est alors qu’en 1795 : changement électoral. Les communes sont réunies en municipalités de canton et Chassieu ainsi que Vaulx en velin – Décines – Bron font partie du canton de Villeurbanne. Pour Chassieu Antoine DUMONT est nommé Adjoint municipal de Joseph Pierre PETREQUIN Agent municipal.
Les actes sont signés Antoine DUMONT ex curé, Adjoint municipal.
C’est ainsi que le 11 juillet 1796, sur une délibération de Villeurbanne, on peut lire s’est présenté le citoyen Antoine DUMONT, ex curé de Chassieu, demeurant à Chassieu, nous a exhibé son certificat de résidence, son certificat de prestation de serment et son certificat de soumission aux lois de la République.
Plus tard, sur l’acte de décès de sa sœur, il est écrit :
Marie DUMONT Veuve BIGNON est décédée dans le domicile de Joseph Pierre PETREQUIN, propriétaire et Maire de cette commune. Sont comparus Antoine DUMONT Adjoint du Maire et Antoine FAURE, ancien Juge de Paix habitant Décines. Tout en étant Adjoint municipal ou Adjoint au Maire de 1795 à 1800 il œuvre activement à Chassieu avec Joseph Pierre PETREQUIN.
Que devient-il jusqu’à son décès ?
….il reste des recherches à réaliser.
Ce qui est certain c’est qu’il décède le 27 juillet 1819.Il a 80 ans, il réside 8 rue Bombarde à Lyon, il était alors Prêtre Chanoine de l’église Primatiale de Lyon.
Nicole
Je puis affirmer sans fausse modestie,
Etre connu dans beaucoup de pays.
Par certains je suis peu apprécié.
Mais pour la majorité, je suis aimé.
Ma notoriété varie dans l’année,
Mais une saison m’est donnée.
Certains à une époque m’ont beaucoup aimé,
Puis les années passant m’ont abandonné.
Jusqu’au jour où la tête pleine de souvenirs,
Ils me reviennent accompagnés,
Et le cœur débordant de soupirs,
Expliquent le pourquoi de ma renommée.
Ainsi de génération en génération,
Perdure ma réputation.
J’apporte le rêve, la joie,
Un bonheur fou parfois.
Des chansons ont été créées en mon honneur,
Que des artistes chantent avec chaleur.
Les petits envoient des lettres
Aux quatre coins de la planète.
Les grands font des emplettes
A la recherche du livre célèbre.
Enfin mon anniversaire arrive,
Chacun est sur le qui-vive,
Tout le monde m’attend,
Les commerçants, les enfants.
Et je le sais, même les curés,
Cherchent pour leur messe la meilleure cuvée.
Les cloches carillonnent,
Sous les hourras j’entre dans l’atrium.
Vive Noël.
Nicole T.
L‘impératrice Farah Diba Pahlavi
J’ai commencé à admirer cette femme, lorsqu’à Téhéran, en 1959, elle épouse Mohamed Réza Pahlavi, le shah d’Iran.
Par leur allure, leur prestance, leur élégance, le couple étale le bonheur parfait, du moins en apparence et à mes yeux…
J’ai admiré cette personne, certes pour sa beauté, ses toilettes somptueuses, mais surtout pour son engagement pour les droits des femmes.
Elle a consacré son énergie pour l’émancipation, des jeunes filles, des femmes, pour leur éducation et faire ainsi construire des universités, des centres culturels pour promouvoir la culture iranienne. Elle a beaucoup oeuvré pour faire connaître l’artisanat iranien.
Elle a crée des centres sociaux, des centres de soins, des hôpitaux, des léproseries, des écoles pour aveugles, des orphelinats. Elle a renforcé la recherche médicale en ouvrant bon nombre de laboratoires. Elle a aidé financièrement les associations caritatives …
Vraiment une très grande dame !
Ils ont eu quatre enfants, mais, leur vie privée est secrète. Malgré tout, Farah a beaucoup souffert des infidélités à répétition, de son époux… Néanmoins, elle usa de sa proximité et de son influence auprès du Shah, pour obtenir les fonds nécessaires pour voir aboutir ses nombreux projets
Puis en 1979 c’est l’éxil … L’égypte, le Maroc, les Etats unis, la France entre autres ;
Le shah est mort en Juillet 1980.
D’après certains médias, elle serait décédée à Paris le 29 novembre 2000 ...
Pour d’autres, elle vit aux Etats Unis et travaille pour l’UNESCO …
Je me souviens, lorsque j’allais rendre visite à mes parents dans les années 1959... 1960… J’aimais feuilleter ces magazines, genre Point de vue, Ici Paris… qu’une voisine leur passait après les avoir lus !
Sous le regard moqueur de ma chère grand-mère, je découpais et collais dans un simple cahier, tous les articles concernant Farah et le shah. Ces cahiers, je les laissais chez eux, car mon mari ne partageait pas vraiment ce genre de collection !
Dommage, je ne les ai jamais retrouvés …
Denise
VIE DE COLUCHE ET SON ASSOCIATION LES RESTAURANTS DU CŒUR
Michel Gérard Joseph Colucci, plus connu sous le nom de Coluche, est né le 28 octobre 1944 à Paris dans le 14e arrondissement.
Humoriste, acteur, et fondateur des Restos du Cœur, il est l'une des figures les plus emblématiques de la scène culturelle française du XXe siècle.
Fils d'un immigré italien et d'une Française, Michel Colucci grandit à Montrouge.
Après avoir obtenu son certificat d’études, Michel Gérard Joseph Colucci prend le pseudonyme de Coluche et monte Le Café de la gare avec des amis.
Les Débuts
Coluche a commencé sa carrière dans les années 1960 en tant qu'humoriste. Il s'est rapidement fait remarquer par son style de comédie audacieux et irrévérencieux, qui abordait des sujets sociaux et politiques souvent tabous. Son humour direct et souvent provocateur a su captiver un large public, le rendant immensément populaire.
Il crée ensuite la troupe « Au vrai chic parisien ».
En 1974, Coluche enfile la salopette qui le rend rapidement célèbre, et monte sur scène pour effectuer son premier one-man-show.
De nombreux sketches deviennent très vite connus du grand public, à l’instar de « C’est l’histoire d’un mec. »
Si le succès est au rendez-vous, l’amour l’est aussi. L’humoriste épouse Véronique Kantor, en 1975. Mais le couple divorce quelques années plus tard, en 1981.
Côté vie privée, Coluche a deux fils, Romain (1972) et Marius (1976), nés de son union avec Véronique.
Après les planches, Coluche s’essaie au cinéma. Il joue aux côtés de Louis de Funès dans « L’Aile ou la Cuisse », puis dans « Tchao Pantin ! » pour lequel il reçoit le césar du meilleur acteur en 1984. Il faut savoir que, pour ce rôle, Coluche s’était adonné à l’alcool et à la drogue et qu’il a dû faire une cure de désinstocsication.
S’il est passionné par la comédie, Coluche est aussi un grand fan de moto.
En 1985, il bat le record du monde de vitesse sur un circuit en Italie. La
même année, il imagine les « Restos du cœur », une fondation dédiée aux plus démunis.
Un Humoriste engagé
Coluche ne se contentait pas de faire rire.
En 1980, il a surpris tout le monde en annonçant sa candidature à l'élection présidentielle française. Bien que sa candidature ait été principalement symbolique, elle a attiré l'attention sur de nombreux problèmes sociaux et économiques de l'époque.
Coluche utilisait sa popularité pour mettre en lumière les injustices et les inégalités.
Les Restaurants du Cœur - La Création
En 1985, Coluche a fondé les Restaurants du Cœur (souvent appelés les Restos du Cœur), une organisation caritative destinée à fournir des repas gratuits aux personnes dans le besoin.
L'idée lui est venue alors qu'il était choqué par le nombre de personnes vivant dans la pauvreté en France. Lors d'une émission de radio, il a lancé un appel à la solidarité, demandant de l'aide pour offrir des repas aux plus démunis pendant l'hiver.
Cette initiative a pour objectif de fournir des repas aux personnes en situation de précarité.
Coluche, qui était un humoriste célèbre, a réussi à mobiliser des bénévoles et à sensibiliser le public à la lutte contre la pauvreté grâce à sa popularité.
Les Restaurants du Cœur sont devenus, au fil des années, une véritable institution en France, apportant une aide précieuse à des milliers de personnes chaque hiver
L'Impact
Depuis sa création, les Restos du Cœur ont connu une croissance exponentielle. Aujourd'hui, l'organisation distribue des millions de repas chaque année grâce à des milliers de bénévoles. Elle a élargi ses services pour inclure l'aide à l'emploi, le logement, et l'éducation, jouant un rôle essentiel dans la lutte contre la pauvreté en France.
Héritage et Mémoire
Malheureusement, Coluche est décédé tragiquement dans un accident de moto le 19 juin 1986. à Opio dans les Alpes-Maritimes.
Son décès a été un choc pour la Nation et toutes les hypothèses mêmes les plus farfelues ont circulé via les médias.
Cependant, son héritage perdure à travers les Restos du Cœur, qui continuent de prospérer et de faire une différence significative dans la vie de nombreuses personnes.
Conclusion
La vie de Coluche est marquée par son engagement social.
Coluche restera dans les mémoires non seulement comme un humoriste révolutionnaire, mais aussi comme un humaniste engagé.
Son œuvre avec les Restos du Cœur témoigne de sa volonté de changer le monde, un repas à la fois.
Son esprit de générosité et de rébellion continue d'inspirer ceux qui travaillent à bâtir un avenir plus juste et plus solidaire.
Annie C.
Il y avait trop de personnages qui méritaient d’être sélectionnés.
Aussi, j’ai pris quelques libertés en choisissant des personnes assez peu connues.
La première (Extrait de Le légionnaire FLUTSCH de Antoine Sylvère période fin 19e et 20e siècle)
L’auteur raconte dans ses mémoires sa rencontre avec un ouvrier italien qui va le marquer toute sa vie.
L’italien le nourrit lors de leur départ en bateau…Ils se retrouvent sur le pont.
--Tu me sauve la vie, Mafféi. Je ne veux pas être pris … Pour éviter ça, j’étais prêt à mourir.
Je lui montrai le flacon de cyanure préparé depuis longtemps.
--Qu’est-ce-que c’est ? demanda Mafféi
-- C’est du cyanure que j’ai volé sur un chantier de dorure
-- Fait voir ça un peu
Le front ridé, il prit le flacon le regarda longtemps, son bras se détendit et le flacon tomba au loin dans les eaux du port.
--Oh Mafféi je te croyais mon ami
-Et alors ? Tu le crois plus que je suis ton ami ! hein, petit con ? et si tu es le quart d’un homme, tu m’entends, si tu trouves un gars sur ton chemin qui en a marre et qui veut se détruire, tu feras ce que je viens de faire. Si au lieu de ça tu m’avais fait voir un pétard, il aurait pris le même chemin. Maintenant ça sera plus difficile pour toi de crever et t’auras le temps de réfléchir. Tu parles comme un livre et tu prends la vie comme un môme. Quel âge as-tu ?
--17ans dans quelques jours
--Et c’est pas’ que t’as volé que tu veux te détruire. ???
--T’as pas appris à vivre, je te dis …Pllus ou moins on fait le con à ton âge. Si t’es pris et qu’t’ayes quelques années de taule, ça passe, tout ça …C’est quand on est mort que tout est fini
La sirène de l’Italia lança les derniers appels
--Maintenant me dit-il en me tendant une pièce de cinq franc, voilà tout ce je que je peux te donner pour boulotter jusqu’à ce que t’ayes trouvé du travail
Ces cents sous, tu penseras que Mafféi a sué pendant une semaine pour les gagner. Alors respecte-la et, si tu penses à moi et que tu trouves un type dans la mouscaille plus tard, tu t’arrangeras pour le démerder comme je l’ai fait pour toi. Si tu le fais pas, tu verras un beau salaud quand tu te regarderas dans la glace
Alors adieu. On s’verra pus. J’ai plus rien à te donner et j’ai trop de mal à vivre moi-même pour te porter…Y faudra que tu rencontres des copains. Alors cherche le Syndicat…Si y’en a un
Antoine Syvère réussira à construire des usines et recherchera toute sa vie Mafféi rencontré en 1905 lors de son départ en Tunisie
En vain
Antoine Sylvère est né le 4 mai 1888 à Ambert dans le Puy –de—Dôme dans une famille paysanne très pauvre. Très tôt, il prend conscience de l’injustice la société qui l’entoure. A dix-sept ans, poursuivi par la police, il s’engage dans la légion étrangère sous un nom d’emprunt. Après la Première Guerre mondial, il devient industriel et dirige, dans la région de Cambrai, plusieurs usines, mais il se heurtera aux intérêts des grands patrons de l’industrie sucrière.
Ayant démissionné de ses fonctions, il entreprend le récit de sa terrible jeunesse dans un livre qui fera date : TOINOU
Pendant la Deuxième Guerre mondiale, Antoine Sylvère a servi dans la Résistance. A la Libération il est commandant du maquis de Montauban.
Atteint d’un cancer généralisé il décède en 1963.
Gérard
Un personnage célèbre
Pierre nous suggère aujourd’hui d’envisager un personnage historique ou d’actualité, connu pour ses mérites politiques, scientifiques ou artistiques.
J’ai beaucoup réfléchi à quel personnage présenter. Politique ? Scientifique ? Artiste ?
J’ai envisagé quelques personnages sur lesquels j’ai essayé de réunir quelques éléments, en vain ! Au bout de cinq lignes de platitudes et de banalités, je me retrouve planté là, démuni devant mon cahier ! L’écriture de biographies est un art que je laisse aux biographes patentés tels Stephan Zweig (Marie Stuart et Magellan), Kara Iskandar (Mandela ou Richelieu), voire François Bayrou (Henri IV), Jacky Stewart (François Cevert, pilote de F1 des années 1970, dont il était le mentor) ou bien Gilles Lhote (Johnny Halliday).
J’en suis là, dans l’impasse ! à me morfondre !
Heureusement, le téléphone sonne. Alexis mon petit fils a loupé son train. Il a un match de basket en U15, dans une heure trente dans un village du Dauphiné et espère que je peux l’y conduire. Je l’accompagne donc et le dépose au gymnase, à l’heure. Je reste regarder la première mi-temps, mais les hurlements, sifflets et trompettes des supporters de chaque équipe, chauffés à blanc me donnent mal à la tête. Je sors donc boire un café au petit bar restaurant sur la Place de la Mairie. Il me reste une heure environ à tuer le temps. Le soleil timide de cet après-midi d’octobre réchauffe l’air. Mes pas me guident au hasard vers un minuscule square, derrière la halle au marché. Une petite pelouse en pente douce forme une butte, entourée de quelques bancs. Un massif de pensées multicolores et au sommet le monument aux enfants du village morts pour la patrie. Le monument est constitué d’un obélisque en grès gris sombre, orné d’une croix de guerre en marbre rose. Sa pointe en forme de pyramidon monte vers le ciel. L’obélisque est encadré de deux blocs de marbre noir, sur lesquels sont inscrits gravés en lettres d’or, les noms, les prénoms et âges des morts des guerres de 1914-1918, 1939-1945, d’Indochine et d’Algérie. Quelques gerbes de fleurs un peu défraîchies ont été déposées au pied du monument. Mon regard balaie les noms sur les deux plaques de marbre. Plus d’une centaine d’habitants du village sont ainsi honorés. Cela me paraît important pour un village de moins de mille habitants. Il est vrai que nous sommes près des maquis du Vercors ou de l’Ain. Un nom attire mon attention. Novak. Trois jeunes hommes portent ce patronyme très courant en Pologne. Andrzey 23 ans, Woyek 21 ans et Bogdan 18 ans. Que sont-ils venus mourir pour la France.
Leurs parents ont-ils fait partie des cohortes de polonais recrutés en Haute Silésie, en application de la convention d’immigration France-Pologne de 1919. Les hommes sont-ils venus travailler comme ouvriers dans la métallurgie dans la région de Grenoble, ou les fonderies dans le Voironnais, les mines de La Mure ? Leurs femmes et leurs filles ont-elles travaillé dans les ateliers de textile de Bourgoin ou La Tour du Pin ? Ont-ils travaillé comme ouvriers agricoles saisonniers dans les cultures de céréales et oléagineux, les vergers, ou l’élevage.
Qui étaient-ils ? Avaient-ils déjà fondé une famille, si jeunes ? Ont-ils chacun e laissé derrière eux des petites amies, des fiancées, des veuves et enfants orphelins ?
Sur ce monument des noms et prénoms de toute l’Europe, du Maghreb, d’Afrique… sont alignés. Des plus jeunes 17ans aux plus âgés 34 ans, tous des hommes dans la force de l’âge ? Tous des héros malgré eux, des marionnettes victimes de la folie et des intérêts de quelques puissants ?
Toutes ces questions tournent dans ma tête. Je réfléchis à voix haute en regagnant le gymnase. Je retrouve Alexis et ses camarades heureux d’avoir remporté leur match. Ils sont premiers de leur poule. Je n’ai pas voulu gâcher son plaisir en lui montrant ce monument ! Ce n’est pas le moment pour un cours d’histoire et d’instruction civique. Chez nous, dans chaque bourgade, toute une jeunesse s’épanouit dans le sport, les collèges et lycées les accueillent pour préparer leur avenir et c’est très bien comme cela !
Un avenir de paix souhaitons-le ardemment pour eux ! Croisons les doigts !
Didier
Le Facteur cheval
« Le soir, à la nuit close,
Quand le genre HUMAIN repose,
Je travaille à mon palais.
De mes peines, nul ne saura JAMAIS »
Ferdinand Cheval.
L'histoire incroyable du Palais du Facteur Cheval (1836 / 1924)
Né à Charme, près d'Hauterives, Drôme, région Auvergne -Rhône-Alpes
Loin de la gloire, d'un homme simple,
En créant ce Palais, a voulu prouver
Au monde, ce que peuvent,
La Volonté ...et le Rêve.
Le premier drame de Ferdinand sera la mort de sa première femme Rose et la séparation avec son fils Cyrille, âgé d'environ dix ans, sa famille considérant qu'il n'est pas apte à assurer la charge de celui-ci.il fut donné à celle-ci,
Plus tard, au cours de ses tournées, il fait connaissance de Philomène, une jeune veuve qui vit dans une ferme des environs et qu'il finira par épouser.
Ferdinand reste distant et rêveur, mais il sait pétrir la pâte (il explique avoir été apprenti boulanger) et son épouse l'aime comme il est. En 1879, une fille prénommée Alice naît de leur union et si, au début, Ferdinand reste un père plutôt distant au grand désespoir de Philomène, l'homme finit par s'attacher à elle.
Une année plus tard, c’est pour elle qu’il décidera de construire un « Palais idéal », bien que n’ayant aucune notion dans le bâtiment.
Avril 1879. Ferdinand Cheval, facteur rural âgé alors de 43 ans, butte sur une pierre si bizarre lors de sa tournée qu’elle réveille un rêve. Véritable autodidacte, il va consacrer 33 ans de sa vie à bâtir seul, un palais de rêve dans son potager, inspiré par la nature, les cartes postales et les premiers magazines illustrés qu’il distribue.
Parcourant chaque jour une trentaine de kilomètres pour ses tournées en pleine campagne, il va ramasser des pierres, aidé de sa fidèle brouette.
Que dire d’Alice sinon qu’elle fut la lumière qui l’inspira.
C’est pour elle qu’il construit ce palais.
Mais un autre drame vint bouleverser les projets de Joseph Cheval, sa fille bien aimée tombe malade, une mauvaise toux persiste depuis quelques jours !
– alors que les parents croyaient d’abord à une grosse toux passagère, due aux rudes conditions de l’hiver
Elle mourra des suites de cette affection pulmonaire à l’âge de 15 ans. C’est là, seul moment où Joseph s’autorise enfin à sortir ses émotions, sa tristesse, sa colère, sa rage même. En extériorisant cela, il trouve la force de continuer, sans relâche, et ce dans toutes les conditions météorologiques.
Le décès de sa fille Alice, l'affecte profondément. Il avait commencé à collecter les pierres de son palais l'année de sa naissance. Sa fille ne connaîtra jamais son achèvement.
Il habite ensuite une villa dénommée Villa Alicius, en hommage à sa fille, qu'il fait construire à proximité du Palais idéal pour le valoriser. Cheval achève la construction de son palais en 1912.
Pour son voisinage, le Facteur Cheval devient alors un être étrange, un « pauvre fou » qui durant sa tournée met des pierres en tas, revient le soir les chercher en s'aidant de sa brouette, pour en remplir son jardin. Il commence la construction de son monument qu'il n'appelle pas encore Palais idéal en 1879.
Après l'achèvement du Palais idéal, il manifeste son désir d'être plus tard enseveli dans l'enceinte même de son œuvre, ce que la réglementation française ne permet pas lorsque le corps n'est pas incinéré.
Ferdinand Cheval se résout à se faire inhumer, le moment venu, dans le cimetière communal, mais en choisissant lui-même la forme de son tombeau. À partir de 1914, il passe huit années supplémentaires à charrier des pierres jusqu'au cimetière d'Hauterives et à les assembler, pour former « le Tombeau du silence et du repos sans fin », achevé en 1922.
Il écrit : « Après avoir terminé mon Palais de rêve à l'âge de 77 ans et suite à 33 ans de travail opiniâtre, je me suis trouvé encore assez courageux pour aller faire mon tombeau au cimetière de la paroisse. Là encore, j'ai travaillé huit années d'un dur labeur, j'ai eu le bonheur d'avoir la santé pour achever à l'âge de 86 ans le « Tombeau du Silence et du Repos sans fin »
Il y est inhumé après sa mort, survenue le 19 août 1924, à l’âge de 88 ans.
Sa tombe monumentale, d'accès libre, est située à l'entrée du petit cimetière d'Hauterives, près du portail d'entrée.
Classé au titre des monuments historiques le 2 septembre 1969 grâce à l'appui de l'ancien ministre de la Culture André Malraux, ce monument, qui a rendu célèbre Ferdinand Cheval, a été construit petit à petit durant 33 ans entre avril 1879 et le courant de l'année 1912.
Ce monument, entièrement édifié par cet homme, mesure 12 mètres de hauteur et 26 mètres de long, les différentes pièces (des pierres ramassées sur les chemins pour la plupart) ont été assemblées avec de la chaux, du mortier, du ciment et des armatures métalliques (ce qui est précurseur en matière de technique de « béton armé »).
Les archives de l'INA attestent des dons de Ferdinand Cheval, indiquant : « Architecte, sculpteur ou dessinateur, il inventera pour mener son projet à bien, certaines techniques comme le béton armé. »
Le tombeau a bénéficié également du classement au titre des monuments historiques par arrêté du 23 mai 2011. Il accueille les dépouilles du Facteur Cheval, de son épouse Marie Philomène Richaud et de sa fille Alice Marie Philomène Cheval.
Le Palais idéal du facteur Cheval
Travail d’un seul homme » Ferdinand Cheval.
Le Palais idéal est un site incontournable dans la Drôme, en Auvergne-Rhône-Alpes et même en France.
Deuxième monument préféré des français, ce chef-d’œuvre classé monument historique par Malraux en 1969 s’admire autant seul, en couple qu’en famille.
Vous allez rentrer dans un univers féerique, magique, voire même irréaliste.
Indépendant de tous courants artistiques
Ne relevant, d’aucune technique architecturale,
Le Palais idéal est aujourd'hui considéré
Comme une référence mondiale de l'Art brut.
Ardemment défendu par André Malraux, l’architecte surréaliste André Breton, Picasso, le sculpteur suisse Tinguely,, la plasticienne et peintre Française Niki de saint Phalle, qui vouèrent une admiration sans borne à Ferdinand Cheval, le Palais de Ferdinand Cheval fut classé monument historique
Au titre de L'art Naïf ,
Depuis 1994, le Palais idéal appartient à la Ville de Hauterives
Les pierres du palais sont gravées de plusieurs citations du facteur Cheval, ou de célèbres écrivains
Voici quelques-unes du facteur Cheval :
‘’ Moi, ma brouette j’ai eu cet honneur d’avoir été 27 ans sa compagne de labeur » ‘
Dans son cadran solaire il écrivit :
« Chaque fois que tu me regardes tu vois ta vie qui s’en va ! ,Ce n’est pas le temps qui passe c’est nous » « En créant ce Rocher, j’ai voulu prouver ce que peut la volonté »
Sur son tombeau :
« Le faible comme le fort sont égaux devant la mort, »
Marie
Léonard De Vinci
Un cambriolage sans précédent a eu lieu au Musée du Louvre, les bijoux de la Couronne ont été dérobés. Ceux de la Couronne Britannique, sont conservés à la Tour de Londres et aucune tentative de vol n'a été commise depuis 1671, et encore, à cette époque, les voleurs et les bijoux avaient été retrouvés dans l'enceinte du bâtiment. Il va falloir songer à améliorer la protection des nombreux chefs- d’œuvre qui font la renommée internationale de notre Musée.
L'un des tableaux qui attire le plus de visiteurs est "La Joconde ", de Léonard de Vinci. Je vais donc vous présenter cet artiste du 15eme siècle, en sélectionnant ce qui me parait le plus représentatif de son Génie.
Il est né en 1452 à Vinci, en Toscane, et son père l'envoie, dès l'âge de 5 ans, perfectionner ses talents artistiques, déjà très prometteurs, dans l'atelier de
Le Verrocchio, à Milan. Il n'avait pas du tout la fibre paternelle et, cette séparation lui convient parfaitement, d'autant plus que Léonard ne connaissait pas sa mère. C'était probablement une esclave circassienne vendue et revendue plusieurs fois à Constantinople puis à Venise. Finalement achetée par son père, celui-ci l'affranchira après avoir eu un enfant d'elle.
Leonard de Vinci produira ses célèbres tableaux : La Cène en 1498, La Joconde en 1500 et Salvator Mundi en 1503, entre autres.
La particularité de Léonard de Vinci était de souffrir de strabisme divergeant.
Une étude menée par un Anglais de la City University de Londres qui portait sur, 2 peintures, 2 sculptures et 2 dessins du maître italien tend à prouver que ce handicap de naissance aurait contribué à son sens de la perspective, augmentant son champ de vision et la perception de la profondeur. Il pouvait ainsi rendre le relief sur une toile et représenter des objets et visages en 3 dimensions et présenter des paysages montagneux à l’arrière-plan de ses compositions.
Léonard était un Polymathe, c'est à dire une personne aux connaissances variées en particulier des connaissances en Art et en Science.
Il est renommé dans de nombreux domaines : le Génie Civil, la chimie, la biologie, la géologie, la géométrie, l'hydrodynamique, les mathématiques, le Génie Mécanique, l'optique, la physique la pyrotechnie et la zoologie.
Beaucoup de ses connaissances marquent ses peintures. La botanique, la géologie et l'hydrodynamique se retrouvent dans les arrière-plans de ses paysages, montagnes, lacs et autres.
Il reconnaît avoir disséqués de nombreux corps humains pour en avoir la connaissance complète, afin d'en dresser une topographie.
Son célèbre Homme de Vitruve, vers 1492, est un dessin à la plume et au lavis de 34cmx26cm. Il s'est inspiré d'un traité d'architecture antique rédigé par un certain "Vitruve" où ce dernier décrit justement comment un corps humain idéal peut servir d'unité de mesure pour construire des édifices.
Le Génie de Léonard de Vinci est à l'origine de 10 inventions qui ont révolutionné l'histoire des techniques.
Il tenait des journaux légués à son décès à son élève et héritier Francisco Melzi, afin que ses travaux soient publiés, mais ils
ne le seront que 165 ans plus tard, pour certains seulement.
En 1478, son prototype de tricycle à ressort représente une structure carrée en bois et métal composée de 2 gros tambours, qui assurent chacun la rotation d'une roue motrice. C'est la Fiat de Léonard, considérée comme la plus ancienne automobile de l'histoire, avec une mécanique basée sur les principes de l'horlogerie. Elle fut construite dans le but de divertir les invités lors de fêtes données dans le Grand-duché de Toscane. Il en existe une maquette fonctionnelle depuis 2004.
Intitulé "Chevalier mécanique', son robot est un automate humanoïde s'inspirant de ses recherches relatives à l'Homme de Vitruve crée à l'occasion de ces mêmes festivités Ducales mais en 1495. Revêtu d'une armure médiévale, il pouvait exécuter plusieurs mouvements comme se tenir debout, s'asseoir, bouger les bras, ouvrir et fermer la bouche qui émettait des sons grâce à un mécanisme de percussion.
Il a conçu en 1485, le premier parachute pyramidal d'environ 7 mètres de hauteur et de côtés, dont la voile est maintenue ouverte par un cadre en bois. C'est seulement en 2008 qu'un parachutiste suisse a pu sauter avec une réplique de ce parachute. Largué à une altitude de 680 mètres, il a pu se poser sans difficultés.
En 1500, il se présente devant le Duc de Milan, alors en guerre contre la France, avec le dessin d'une machine conique blindée équipée d'armes et capable de se déplacer à 360 degrés. Il fallait 8 hommes pour actionner les manivelles alimentant les roues. Cette machine de fût jamais construite mais elle a été le précurseur du Char moderne.
Génie dans tous les domaines, lors de son séjour à Milan, il a également mis au point un objet mécanique dont le potentiel s'est révélé 5 siècles plus tard, le roulement à bille.
Il a été le premier à trouver le moyen de rester longtemps en apnée avec le scaphandre à casque. Sur le papier, il a imaginé une combinaison de plongée équipée d'un masque et qui, par le biais d'un tube, amènerait l'air au plongeur. Il a cependant oublié de prendre en compte un paramètre, la pression. Au-delà d'une certaine profondeur, la cage thoracique n'a pas la force de vaincre la pression exercée par l'eau.
Après avoir étudié le vol des oiseaux, le mouvement des ailes et la position des plumes, il a tenté de créer une machine activée par la force musculaire humaine : l'ornithoptère, du nom grec ptéron "ailes'.Il n'a jamais réussi à la faire vole, mais il a ouvert la voie pour l'hélicoptère moderne.
Il a également proposé un prototype de la calculatrice mécanique. Sa machine était dotée de 16 touches et de 10 dents à rouages.
A la demande du Duc de Milan qui souhaitait moderniser ses écuries, Léonard de Vinci a mis au point un projet d'écuries automatiques très sophistiqué. La structure devait être autogérée. Le purin serait évacué tout seul grâce à des rigoles et des réseaux souterrains, et le foin conservé à l'étage, descendrait dans les mangeoires. Les abreuvoirs seraient quant à eux irrigués à l'aide de pompes à eau drainant une rivière.
Ces écuries pourraient accueillir 128 chevaux avec 4 rangées de 32 boxes.
En 1516, Léonard de Vinci fut invité en France par François 1er il traversa les Alpes avec sa Joconde, quelques œuvres et tous ses manuscrits. Il était accompagné de son fidèle disciple Francesco Melzi nommé comme son héritier dans son testament. Il résida au Clos Lucé, à Amboise, jusqu'à sa mort en 1519.
Pourquoi ses manuscrits n'ont-ils pas été transcrits et ses projets réalisés ? Léonard de Vinci écrivait en miroir, une écriture inversée dite spéculaire, de droite à gauche. Une hypothèse est qu’il était peut-être gaucher, une autre qu'il souhaitait rendre ses notes impossibles à lire. ?
Sa devise était :
« Tout obstacle renforce la détermination. Celui qui s'est fixé un but, n'en change pas »
Il n'a cependant pas pu réaliser son plus grand rêve: Voler
Annie N.


