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Pierre a proposé:
Racontez une journée de vacances
Escapade en Irlande
J’ai eu le plaisir, durant les vacances, de partir en Irlande avec mon fils, David. Depuis le temps que je vous en parle, vous avez certainement compris que c’était le voyage de nos rêves. Un souhait réalisé, alors j’aimerais partager avec vous une journée extraordinaire que nous ne sommes pas prêts d’oublier.
Notre périple nous a conduits quelques jours à Galway, porte d’entrée du Connemara. Nombreux parmi vous ont dû entendre la célèbre chanson de Michel Sardou : « Terre brûlée au vent, des landes de pierres autour des lacs...». Et bien je peux vous dire que cette chanson fait bien rigoler les Irlandais, en particulier Mike le chauffeur du car qui nous a guidés tout au long de la journée de découverte du Connemara. Il s’est esclaffé en disant « On voit bien qu’il n’est jamais venu dans la région ! terre brulée ! Avec l’humidité que l’on a ! » En tout cas, c’est ce que David a traduit car moi je dois vous préciser que je n’ai jamais compris une seule phrase durant mon séjour. Entre l’accent irlandais, la vitesse d’élocution et le fait que la moitié des mots soit avalée, heureusement que mon fils était là, sinon j’étais mal barrée si vous me permettez l’expression.
Nous avions rendez-vous à 10 heures au lieu de rassemblement où nous avons fait connaissance avec le groupe fort sympathique et de Mike, le chauffeur guide, doté d’un sacré tempérament : plein d’humour et de gaité, c’était un vrai moulin à paroles qui ne s’arrête jamais, même chez lui, nous a-t- il confié. Il nous a gratifié de plein d’anecdotes tout au long de l’excursion, souvent drôles, à priori, car j’entendais régulièrement les passagers rigoler, sauf moi bien entendu puisque je ne saisissais rien de ses propos. Je crois que j’ai un peu fatigué mon fils ce jour-là car lorsqu’il y avait une petite pause, j’en profitais pour lui demander « Mais qu’est-ce qu’il dit ? Qu’est-ce qu’il dit ? » Au bout d’un moment j’ai abandonné et je me suis laissée bercer jusqu’au soir par la sonorité de la langue Irlandaise, avec quelques sursauts de temps en temps lorsque Mike s’emballait avec ses histoires.
Heureusement, cette défaillance a été largement compensée par la vue des paysages magnifiques qui ont défilé sous mes yeux. Dès la sortie de Galway, nous avons traversé de charmants villages aux maisons colorées et fleuries puis de vastes prairies séparées par des petits murets en pierres où broutaient des vaches, des poneys mais surtout des moutons à tête noire qui se promenaient en toute liberté parfois jusqu’au bord de la route. Mike alors klaxonnait tout en poussant quelques cris amusants pour que les bêtes, peu farouches s’écartent un peu pour laisser le passage. Nous avons sillonné à travers le parc du Connemara par des sentiers pittoresques où le car a eu parfois des difficultés pour croiser un autre véhicule. On assistait alors, la plupart du temps, à un face à face qui durait plusieurs minutes pour se terminer finalement par des pourparlers entre les conducteurs, avec courtoisie me semble-t-il. Ce périple nous a permis de découvrir montagnes, marais et landes avec des jeux de lumière de toute beauté. Là-bas, les amateurs de photographies sont au paradis ! Oui, j’ai oublié de vous dire qu’en une journée, on pouvait avoir les 4 saisons selon le dicton Irlandais : à savoir, le soleil brille de ses doux rayons lorsque tout à coup une pluie fugace vous arrose, plus au moins, lorsque vous passez sous quelques nuages gris de plomb. Puis le soleil revient vous faire une révérence jusqu’à la prochaine ondée. Partout où mon regard se posait, du vert, du vert avec toutes ses nuances, et si je vous confie que le vert est ma couleur préférée alors vous ne serez pas étonnés si je vous dis que j’étais comblée.
En fin de matinée, nous sommes arrivés à l’Abbaye de Kylemore, pour moi, le point d’orgue de cette excursion. En arrivant sur le site, la première chose que j’ai vu c’est l’abbaye inondée de soleil se reflétant dans les eaux calmes du Lac Pollacappul. Une vraie carte postale ! Avant de devenir un édifice religieux en 1920, l’abbaye fut un château construit à partir de 1867 dont l’histoire mérite d’être racontée.
Mitchell Henry, un chirurgien anglais réputé, épouse en 1849 Margaret Vaughan, d’origine irlandaise. Les jeunes mariés passent leur lune de miel dans le Connemara et tombent éperdument amoureux de la région, et plus particulièrement d’un pavillon de chasse dans la vallée de Kylemore. Ce nom vient du gaélique Coill Mhor, que l’on peut traduire par grand bois. Quelques années plus tard, Mitchell devenu fortuné à la mort de son père se tourne vers la politique et décide de s’installer à Kylemore où il entreprend la construction d’un château de style victorien au lieu et place du pavillon de chasse, agrémenté d’un magnifique jardin clos. Malheureusement, les années de bonheur sont de courte durée puisqu’en 1874, lors d’un voyage familial en Egypte, Margaret meurt soudainement d’une infection intestinale. Terrassé par la perte de sa femme, Mitchell fait rapatrier le corps embaumé et le dépose dans le mausolée niché dans les bois à proximité de la très belle église néo-gothique construite à la mémoire de son épouse. Mitchell la rejoint en 1910, ils y reposent encore, heureux pour l’éternité.
L’excursion du domaine a été pour moi aussi romantique que l’histoire que je viens de vous relater : découverte du merveilleux jardin clos victorien adossé à la montagne, à l’endroit le plus chaud et le plus lumineux du site, visite de la maison du jardinier en chef, occupant un emplacement privilégié surplombant le jardin, puis petite pause à la Tea House, le temps de savourer un délicieux brownies au chocolat et un scone aux fruits. Ensuite, déambulation dans les différentes pièces maitresses du château dont une belle salle à manger dotée d’une magnifique cheminée en marbre noir, table dressée avec une splendide porcelaine de style victorien, le salon et la salle des fêtes, pièce très féminine où les dames se retiraient après le dîner pour profiter de passe-temps comme la lecture, l’écriture, la couture. J’ai pu y admirer la réplique de la superbe robe de bal rose de Margaret, comme en témoigne son portrait, et tant d’autres belles choses que je ne peux énumérées, même les WC victoriens avaient un charme fou. Nous avons terminé par une promenade dans les bois, le long du lac Pollacapull. Le sentier nous a conduits vers l’église construite en mémoire de Margaret, une « cathédrale miniature » de style néo-gothique en cours de restauration et d’une grande beauté. Nous avons aperçu de loin le mausolée mais nous n’avons pas pu nous rapprocher, il était temps de faire demi-tour si nous ne voulions pas être en retard, le car nous attendait pour poursuivre la découverte du Connemara. Ce que je peux vous dire, c’est que la sensation de sérénité étrangement empreinte de mélancolie qui régnait dans ce lieu nous a poursuivis jusqu’au soir.
Les paysages qui ont succédé étaient tous aussi extraordinaires les uns que les autres : un arrêt à Killary Fjord, réputé pour être l’unique fjord d’Irlande, mais il me semble pourtant qu’il y en a un autre moins connu, un arrêt dans le charmant village de Cong , installé au cœur d’une forêt, sur les bords de la rivière Corrib où l’on peut contempler sa superbe abbaye et les ruines de son cloître, la maison de pêche des moines, un petit pont, des arches et des pierres couvertes de mousse et de lierre grimpant. Ce village est également célèbre depuis que John Ford l’a choisi comme lieu de tournage du film « The quiet man », traduisons « L’homme tranquille » avec John Wayne et Maureen O’ Hara dans les rôles principaux. Une petite photo devant leur statue érigée en face de la maison utilisée dans le film, Maureen dans les bras de John et hop vite dans le bus, la pluie commençait à tomber, le vent se levait, il nous fallait reprendre le chemin du retour car l’excursion s’achevait.
La soirée s’est terminée calmement ; David et moi étions grisés par cette journée bien remplie : notre cerveau et notre corps n’en pouvaient plus. Nous étions rassasiés de tant de beauté. Nous avons dégusté une bonne bière au pub de l’hôtel puis nous avons sagement regagné notre chambre où nous avons dîné d’une petite salade achetée à l’épicerie du coin.
En vérité, je crois que nous étions encore en train de vagabonder dans les paysages sauvages et verdoyants du Connemara.
Sylvia
Une journée de reflets d'Été
Le Soleil se lève timidement à l'horizon, répandant des teintes dorées sur le monde endormi. Début d’un matin d'août dans le petit quartier de Tamaris, où le temps semble suspendu.
Aux alentours de l’appartement, l’odeur de la lavande et du mimosa se mélange à celle des pins et des oliviers. La cymbalisation des cigales émerge doucement du silence, accompagnant les premières lueurs d'une journée pleine de promesses sous la chaleur, méditerranéenne, le bienêtre de la douceur de vivre.
Je me suis réveillée avec l’odeur sucrée des croissants chauds émanant de la boulangerie du coin de la rue.
Sautant du lit, impatiente d'explorer chaque recoin de cette journée de vacances. De bon matin, la chaleur promet d’être accablante, mais je sais que j’irais me tremper dans la mer et la piscine pour me rafraichir. À la porte de la cuisine, mon amoureux me sourit en remplissant mon assiette de viennoiseries et de mon breuvage du matin préféré : une tasse de thé parfumé. Après mon estomac rassasié, je dégusterai mon expresso bien serré.
« Viens déjeuner dans le jardin et prends tes lunettes de soleil ! « me dit-il. J’attrape lunettes et chapeau de paille, attache mes cheveux en bataille et m’installe le cœur léger sous l’ombrage du figuier dont j’hume la bonne odeur. L'air frais est empli de l'odeur des fleurs qui s'éveillent dans les jardins voisins. On décide pour débuter cette journée de commencer par le marché local. Les cris des marchands, le bruit des gens bavardant joyeusement et les éclats de rire des enfants forment une symphonie envoûtante que nous aimons. Nous nous faufilons entre les étals, émerveillés par une palette de couleurs : les tomates rouges comme des rubis, les melons d’un orange éclatant, les bouquets de lavande et les savons provençaux embaument l’air d’un parfum apaisant.
Pour moi, une petite douceur, une barquette de framboises, juteuses et sucrées, tandis que mon homme déguste un churro saupoudré de sucre glace. Un retour rapide à la maison pour ranger les emplettes dans le frigo et direction la plage des Sablettes, ce petit bijou se reposant sur les rives de mer. Allongée sur le sable, je contemple l’horizon, les vagues me murmurent leurs secrets. Mon esprit vagabonde rêvant de plonger dans les eaux turquoise et de nager autour des poissons colorés. J’enfoui mes pieds dans le sable chaud et sourit, mon homme ronflote sur sa serviette, digestion du churro ou bien-être provençal. Là est la question ?
Je regarde des enfants jouant au frisbee, tandis que d’autres construisent des châteaux de sable. À mes oreilles proviennent leurs rires résonnant comme des clochettes. Ce repos bienfaisant dure une bonne heure, Comme je m’ennuie je vais humer l'air iodé et de sel ma peau sera satinée puisque je vais me baigner. Lorsque je reviens de ma plongée dans la grande bleue ; mon homme bien
réveillé me propose d’aller déguster « une moules frites » Installés dans un restaurant du bord de mer, des éclats de rire viennent nous alerter.
Des amis de notre âge, Maryse, et Jean-Paul, rencontrés au cours d’une croisière s’installent à notre table pour un moment de convivialité. Ce couple avide de liberté navigue sur un voilier flambant neuf, le « Vent des Mers ». Ce bateau, un cadeau qu’ils se sont offert pour leur retraite, est une porte d'entrée vers un monde d'aventures. Bien sûr, après le café commence à se tisser, porté par des éclats de rire et des échanges d’anecdotes burlesques, le projet d’une petite escapade maritime. Pas de sieste digestive et, après tout, chaque grande expédition commence par une simple action : lever l’ancre.
Jean-Paul propose une petite navigation vers les iles du levant pour rencontrer les bancs de dauphins signalés par les autorités maritimes qui, selon leurs dires, suivent les voiliers pour jouer. Une belle après-midi ensoleillée, ou quatre octogénaires enjoués se reposent sur le deck d’un voilier, explorant ces criques cachées qui ne sont que de petites plages dorées. Nous avons le plaisir d’apercevoir un dauphin majestueux bondissant hors de l'eau comme pour nous inviter à le suivre. Ce dauphin s’enfouit sous les eaux scintillantes, nage le long de la coque du bateau, nous laissant le cœur battant avec cette vision d’aventure sous-marine éblouissante lançant des reflets argentés sur l'eau calme d'une baie isolée. Nous accostons dans un petit village de pêcheurs, qui souriants, nous accueillent avec des guirlandes de fleurs en nous invitant à déguster des poissons cuits sur la plancha, mets tout à fait délicieux, mais nous sortons de table et préférons naviguer aux racines du rêve de se déplacer sur l'eau. Cette journée d'été m’apparait bien plus qu'une simple journée de vacances : c'est une mosaïque de rencontres, de rêves, et de promesses.
Alors que mes pensées atteignaient leur paroxysme, je ressens, soudain, un tremblement, comme si les vagues se mettent à danser au rythme d’une java. Le bateau coule…c’est le naufrage…. Mais là où le rêve se teinte de magie, la réalité, elle, ne peut pas attendre.
Un bruit soudain, une légère secousse, et je me réveille en sursaut. Je ne suis pas sur le pont du « Vent des Mers », mais sur le sol de la véranda et la douce illusion du naufrage se dissipe comme un souffle. Dans ma confusion, je réalise que j’ai chuté brutalement. Le choc avec le sol dure un instant, suivi d'une douleur sourde dans le bas du dos. Je me redresse, les yeux encore embués de sommeil, le cœur tambourinant j’observe les baies vitrées de la véranda.
À mes côtés, allongé dans son relax j’entends le doux ronflement de mon homme qui n’a rien entendu, les cordes de mon relax se sont rompues et je me trouve fesses à terre. Je me frotte les yeux, tentant de revivre les vestiges de mon merveilleux voyage. Malgré la douleur, un sourire se dessine sur ses lèvres. Même si la mer n’était qu’un songe, l’expérience que j’ai vécue était certainement bien réelle.
Mon esprit se met en ébullition et s’accélère, Il suffit juste de prendre courage et de faire de ce rêve une réalité. Sur cette pensée, je me lève, prête à transformer mes rêves marins en une véritable aventure et vais téléphoner à Maryse afin qu'elle nous invite à passer
chez eux un weekend. Mais en attendant ces journées maritimes, ce rêve m’inspire à écrire cette histoire qui voyage au-delà des pages pour répondre à la demande de notre cher professeur
Annie M
Mes Vacances exceptionnelles
Je fermais mon cartable à l'avant dernière rencontre n°26, de l'atelier d'écriture "Aimer Écrire". Je n’ai pas pu assister à la dernière rencontre n* 28 de la saison, du 24 juin, prévue chez Annie et Pierre administrateur de l'atelier.
Mon cartable mis au placard, est abandonné, pendant cette période estivale. La reprise de l’année 2025/26 de l'atelier, était prévue le 16 septembre pour un premier contact...
Reçu de Pierre quelques jours avant la rentrée ce message :
- Avez-vous écrit pendant cette période estivale ? apportez votre production pour le 16 septembre, pour la partager entre amis.
Ne m'attendant pas du tout à cette proposition d'écrit ,prise de court je concoctais ce petit écrit, un soupçon taquin...
--- Écrire pendant la période estivale ? Pendant les vacances ! tu plaisantes Pierre! j'avais mieux à faire..
Emballer toute ma vaisselle, verres, assiettes, casseroles.. Vider tous mes placards de linge de maison, vêtements d'hiver, vêtements d'été, chaussures, etc. et entreposer tout cela dans un nouveau garage.
Nettoyer l'appartement que j'occupais, depuis 6 ans. Il fallait rendre les clefs le 30 juin, nous avions un délai de 16 jours …
Aucune lettre de "mise en demeure", ne m'avait été envoyée par la régie, un acte qui aurait dû passer en justice, mais nous n'avions pas le temps, et on sait la lenteur de ces procédés..
Mission impossible !!! M'avait t'on dit ! oui sûrement, un défi monstre nous attendait...
Mais les clefs ont été bien rendues au rendez-vous fixé !
Appartement vidé et nettoyé, excellent travail des petites fourmis venues à notre secours !
Pendant ce temps, il a fallu peindre le nouvel appartement, pas très propre au plus vite…pour l'aménager, si je ne voulais pas dormir à la belle étoile le 1er juillet, ou dormir dans le nouveau garage. La météo affichait tous les jours 30,/40 °, trois colonnes de ventilateurs nous évitaient l'évanouissement. L'odeur de peinture fraîche était encore bien présente..
Et pendant ces 3 jours, quand mes petites fourmis travailleuses.. vers 11 heures du soir , me disaient en partant "bisous, bisous Marie, à demain matin, on apporte les croissants et les thermos de café..." Le soir, mes travailleuses parties, Je me retrouvais un peu désemparée seule devant ce fauteuil, que je mettais en position allongée, dans cette pièce vide, en attendant de la meubler...
Mais par bonheur, épuisée, je m'endormais , le ronronnement des ventilos ne me dérangeait même pas !
Début juillet, l'appartement commençait à se meubler doucement, grâce à d’autres cousins, cousines fourmis, qui étaient venus nous aider, à remonter les meubles, entreposés car il a fallu attendre, la finition des peintures, et l'urgence fût de rendre l'ancien appartement le 30 juin !
Mais restait encore du boulot. Le garage était bien encombré encore ! c'était la caverne d’Alibaba !
Dommage le vide grenier de Chassieu était déjà passé. Les objets mis de côté iront « au bon coin ou au "bric à brac" de Meyzieu.
Nous étions début septembre, l'ouverture le 16 septembre, de la nouvelle saison d'écriture approchait..
Quelques jours après je reçus la copie du n°27, où Pierre stipulait:
- Avez-vous écrit pendant cette période estivale? Apportez votre production pour le 16 septembre, pour la partager entre amis.
Je sortis mon cartable du placard, je le trouvais un peu amaigri.
Normal je l'avais vidé un peu, et groupé avec d’autres documents, lors du déménagement; où cette parenthèse écrite! Non je n'avais rien écrit pendant cette période estivale et pour cause.. ! La rencontre de rentrée fut bon enfant. Nous étions tous ravis de nous revoir.
Mais une petite surprise nous attendait. Une jolie et pétillante jeune fille de 24 ans, faisait ses premiers pas dans notre groupe d'écriture , Pierre l'avait recrutée au forum des associations, pour un essai. Je crois qu’elle a fait l'unanimité, par sa spontanéité, sa fraîcheur d'écriture. Elle devait faire un essai dans une autre association, j'espère qu'elle fera le bon choix.
A l'heure d'aujourd'hui je commence avoir des moments de plaisir…à apprécier mon petit cocon.
Le garage est encore bien encombré…Tant pis...il le restera encore, jusqu’à ce que Thierry, mon fils revienne de Corse en voyage familial prévu de longue date, où j’avais déjà mon billet d'avion. Hélas voyage annulé pour moi, ce déménagement m'avait épuisée.
J'espère que vous avez passé tous et toutes de bonnes vacances ...
Moi je n'ai eu qu'à traverser la rue, pardon, je ne fis que traverser l'immeuble pour changer de Paysage ! Bien sur ce n'étaient pas les images de la Corse, que je recevais régulièrement de ma famille !
Alors désolée Pierre, pour cette rencontre n° 29, raconter et écrire une journée de vacances, impossible et des souvenirs de vacances, j'en avais plein les tiroirs de ma mémoire, mais je n’avais pas envie de me saper le
moral.
Bon retour à tous, et armons nos stylos, Monsieur Delphin nous a promis pour cette rentrée des sujets coriaces !
Mais je crois qu’il nous connaît un peu, pour savoir que nous sommes prêts à relever ces défis, défis toujours judicieux, par la richesse et la diversité de nos rendus, qui le surprend et l'émeut souvent.
Marie
La mariage de mon petit-fils Théo
Nous sommes le matin du 6 septembre 2025, je suis sur place depuis la veille pour le mariage de Théo avec Léa.
Il fait très chaud, je me lève il est 7 heures.
Le jeune marié, qui selon la tradition, a couché chez ses parents discute avec eux.
Nous prenons le petit déjeuner, tous un peu stressés.
Le photographe arrive, Andy le frère du marié pointe son nez et les sept garçons d’honneur, leur costume sur le bras, tous de couleur vert sauge, se joignent à nous. C’est l’aide à l’habillement de l’homme du jour, sous les flashs du photographe. Papa, maman, le frère, les copains aident à ajuster un élément vestimentaire jusqu’aux boutons de manchette, du mariage de feu son papy. Une fois, tous en tenue, ils font sauter le premier bouchon de champagne de la journée, puis les voilà partis faire des photos entre garçons.
15 h 30 à la mairie, alors que la majorité des invités sont installés.
Léa, la mariée arrive dans une coccinelle blanche décapotable, garnie sur le capot et l’arrière de la voiture de fleurs multicolores, tout comme le bouquet qu’elle tient dans ses mains. Elle descend de la voiture dans sa longue robe blanche aux épaules dénudées, ses longs cheveux bouclés sont recouverts d’un voile transparent jusqu’au sol retenu par des fleurs blanches, par-dessus la traine.
Accompagnée de Sébastien son papa et Lilian son beau-père, ils franchissent la porte de la salle des mariages et rejoignent Théo.
Que d’émotions en voyant ce couple ému et heureux.
La cérémonie se passe, le photographe se régale et immortalise les mariés, les témoins et toutes les personnes présentes sous toutes les coutures. Les 14 filles et garçons d’honneur prennent place pour faire la haie d’honneur et le photographe continue son investigation. C’est le moment de se diriger vers l’église qui se trouve de l’autre côté de la place, il fait très, très chaud et la fraicheur de l’église est appréciable. Alors que tout le monde est installé, la musique retentit « Arrival of the birds ». Théo arrive au bras de Cécile, sa maman, lumineuse dans sa robe rouge, puis Léa au bras de Sébastien, son papa. Ils vont se retrouver devant l’autel. Pendant la cérémonie les petits frères (jumeaux) sont fiers d’amener les alliances. A la sortie en musique (Marry You Instrumental), des centaines de pétales de rose rouge volent au vent et au-dessus des mariés, puis tous deux prennent place dans la voiture pour se diriger vers la manade où vont se dérouler les festivités. Un quart d’heure plus tard, nous arrivons dans un vaste domaine ombragé et verdoyant. Tout est prêt pour accueillir le mariage. Un saxophoniste est là pour mettre une ambiance chaleureuse. Des présentoirs proposent des éventails blancs, des tongs rose et bleu, des journaux confectionnés par les mariés. Des tables rondes et chaises blanches en fer forgé blanc ; au centre une halle sous laquelle un immense comptoir circulaire est à disposition avec verres et réfrigérateurs. Nous sommes accueillis par des serveurs avec des boissons rafraichissantes non alcoolisées, qui sont les bienvenues, dans des gobelets en plastique personnalisés.
A 18 heures, le vin d’honneur se fait dans le parc ombragé.
Des punchs, apéritifs, bières sont servis ainsi qu’une multitude de mise en bouche, huitres, crevettes et un énorme barbecue propose des viandes et du poisson à gogo. Avant le repas, c’est le moment traditionnel du bouquet de la mariée. Dans un espace vert à l’entrée du domaine, la mariée s’installe au centre avec le bouquet d’où retombent de longs rubans, rouge, jaune, orange et à l’autre extrémité 32 femmes célibataires s’accrochent et tournent. La mariée coupe un à un les rubans jusqu'à ce qu’il en reste qu’un seul et une jeune femme, qui a le droit de garder le bouquet. C’est aussi le moment des discours, les parents, les témoins, les frères des mariés, (chacun le sien) Nous communiquent leur émotion en encensant le couple, par des anecdotes ou des compliments très justifiés.
21 heures, l’heure du repas.
Nous passons sur un petit pont et allons rejoindre la salle installée d’une quinzaine de tables rondes nappées de blanc ainsi que les chaises garnies de gros nœuds de lin. Sur chaque table des fleurs colorées, des bougies et dans chaque assiette une bourse de dragées et un flacon d’infusion, à côté du nom sur un carré de plâtre blanc. Un DJ s’occupe de la musique pendant le repas, le photographe continue son épopée, et nous nous régalons. Vient le moment de la prestation des mariés, une danse préparée pour nous charmer, Léa a du se changer la robe étant très lourde et très ajustée. Nous avons eu droit à la fontaine de champagne, puis la pièce montée et une farandole de desserts au milieu de bougies et de fusées lumineuses.
Place à la danse, toute cette jeunesse est heureuse, pas de monotonie…
La fête est terminée pour aujourd’hui, nous nous retrouverons certains, demain, autour d’une paella.
Si bien que je rejoins mon lit comme tout le monde à 4 h30 du matin, bien fatiguée mais heureuse de ce jour inoubliable…
Quel exploit !
Nicole B.
Un jour de vacances
Ce matin de septembre, il est neuf heures, un rayon de soleil me tire de mon sommeil à travers le store de la porte fenêtre du balcon de la chambre d’hôtel. Je me suis bien réveillé à 5h30 comme d’habitude, j’ai essayé de prendre un livre sur le balcon pour ne pas déranger ma compagne moins matinale que moi, mais l’aube était fraîche et humide. Ainsi je me suis assoupi jusqu’à cette heure tardive. Ainsi donc commence ma journée. Nous avons posé nos pénates pour quinze jours de vacances, à Seignosse océan, dans un hôtel en bordure de dune, bercés par le bruit des vagues. L’hôtel est situé entre la pinède et la dune dans un magnifique parc arboré de pins, d’eucalyptus, de tamaris, de cactées et chênes liège. Seignosse la Mecque du surf et des surfeurs. Nous avons choisi la deuxième et la troisième semaine de septembre, afin de laisser les enfants et adolescents le temps de reprendre le chemin de l’école. D’ici là, ils auront pu profiter à loisir, des trois piscines, des tennis, mini golfs, salles de jeux, baby-foot et flippers, buvettes et billards, et le soir du dancing. Les têtes blanches pourront alors prendre la relève, en douceur, sans conflit de générations. Aujourd’hui, c’est notre deuxième journée de séjour.
Il est donc l’heure de se lever. Nous partons pour le petit déjeuner. Chaque matin, nous nous contenterons de longues promenades sur la dune, empruntant les magnifiques cheminements aménagés sur la crête de dune. De là, à l’abri des embruns, nous pourrons admirer le mouvement de la mer, les rouleaux. Nous ferons également de longues promenades sur les plages sans fin, marchant au plus près de l’eau, sur l’estran, nos chaussures à la main ! une vague est si vite arrivée ! Il est difficile de se baigner à cette période de l’année§ L’océan est agité, froid et dangereux. D’ailleurs tous les cent mètres environ, un drapeau rouge est hissé, flottant interdisant en théorie la baignade. Les sauveteurs sillonnent la plage sur des quads en alerte. Décidément la plage est dangereuse. La baignade est donc interdite. Le vent soulève le sable qui vous pénètre et vous gifle le visage. On comprend mieux pourquoi, à cinquante mètres de la plage, les hôtels offrent des plages aménagées et des piscines magnifiques. Moi qui suis plus familier de la mer méditerranée, de sa chaleur et de son calme, je suis de ceux qui se refugieront à la piscine. Nous nous arrêterons le temps d’un café ou d’un rafraîchissement sur la terrasse d’un bar de plage. Là, les pieds dans le sable, assis dans des profondes chiliennes nous dégusterons nos boissons. Nous nous émerveillerons des prouesses de surfeurs chevauchant les crètes d’écume des rouleaux ou traversant ces rouleaux disparaissant pour réapparaître plus loin, bravant les lois de l’équilibre dans des trajectoires imprévisibles. Tous, à la terrasse applaudissons à certaines figures exceptionnelles, mais en cas de chute magistrale parmi les mêmes beaucoup rient un peu moqueurs ! La nature humaine est cruelle. Ce matin donc après le petit déjeuner, un parcours sur les dunes, une petite heure de piscine bronzette, il est onze heure, l’heure de partir en excursion. Nous avons pris un petit déjeuner très copieux. En effet, nous avons opté pour une demi-pension offrant plus de liberté pour de excursions aux cours de la journée.
Il est donc onze heures, nous partons en voiture direction Saint Jean Pied de Port via Bayonne. Nous empruntons les routes départementales. Nous laissons l’autoroute aux bouffeurs de bitume ! Nous traversons ainsi des villages basques typiques de l’intérieur des terres. Ces villages sont constitués de maisons dites « etxe » en basque, de type lambourdine avec leurs longs toits asymétriques abritant à la fois les pièces à vivre, les réserves de céréales et leur « lorio » avancée permettant le travail à l’extérieur à l’abri des intempéries. Ces maisons blanchies à la chaux, aux façades décorées de colombages en bois peint. Les boiseries, auvents, fenêtres et portes, volets et colombages sont peints de couleurs spécifiques. Généralement rouges sombre « gorri » en basque rappelant le sang de bœuf, plus rarement vert « berde » en basque rappelant l’extraction du minerai de fer. Ces maisons sont éparpillées à l’extérieur de villages en hameaux au milieu des champs, puis a l’’intérieur des bourgades sagement rangées le long de rues et ruelles sinueuses et souvent escarpées en petite et moyenne montagne. Elles encadrent également la place carrée du village, regroupant en général, l’église en grès gris ou rose et son clocher et toit d’ardoise, le « Kafeck » lieu de la sociabilité, et le Fronton des joueurs de pelote. La vie sociale passe par ces trois lieux incontournables. L’ensemble des commerces locaux parsèment la ville. Les super- marchés étant encore peu développés. Nous arrivons donc à Saint Jean Pied de Port après 80 kms de déambulation dans ce pays basque. Un village de 1500 habitants environ sur la vallée de la Rivière Nive. C’est une étape significative sur la route du pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle. Les coquilles en cuivre qui balisent les ruelles conduisant à la Maison du Pèlerin guident ces derniers nombreux en fin de journée à la recherche du fameux tampon et de leur hébergement pour la nuit. Le village est alors une vraie ruche envahie de pèlerins de tous âges, échangeant dans toutes les langues.
Nous laissons les pèlerins pour visiter le Château des Rois de Navarre, la majestueuse Eglise Notre Dame du bout du Pont de grès rose, (ça ne s’invente pas !) et son intérieur d’escaliers et balcons en bois massif. Nous escaladons la ruelle pentue et ses pavés de galets ronds qui doivent être responsables de moult entorses au cours des âges, qui monte à la Citadelle du 17è remaniée par qui ? Vauban bien sûr ! surplombant la Nive et la Cité basse de plus de quatre-vingt mètres. Et surprise, cette citadelle abrite ce qui est peut-être le plus original et majestueux collège public de France. On ne que jalouser les élèves et pensionnaires qui ont vécu et accompli leur scolarité dans un tel cadre.
Nous nous sommes ensuite promenés dans la cité ancienne et ses commerces. Tisserands vendant du linge de maison, de draperie, et de toilette, mais aussi du tissu au mètre pour les stores et chiliennes, fabriques de bérets, articles de vannerie et espadrilles, produits locaux de pâtisseries, confitures, alcools de fruits, sans oublier les fromages, les jambons et charcuteries…tous ces artisans rivalisent pour attirer l’intérêt du chaland. Tous savent que la saison est courte et que dans quelques semaines le village se repliera sur lui-même pour affronter les mauvais jours. Une petite bière, une part de gâteau aux cerises et nous voilà prêts à reprendre la route, les jambes lourdes. Nous avons fait quelques photos mais avec modération. Il faudra ensuite les trier et les légender au retour !
Et puis, notre mémoire est encore capable de stocker quelques souvenirs ! Nous reprenons la voiture. Une heure plus tard nous retrouvons notre chambre d’hôtel. Une douche et nous voilà prêts à rejoindre le restaurant. Il est 20h30. Nous buvons un café au bar. Nous déclinons poliment l’invitation de l’animateur pour un quizz digestif. Nous regagnons notre chambre. Nous sommes fatigués d’une saine fatigue ! La journée a été bien remplie ! C’est ça les vacances. Demain sera un autre jour, nous partons pour San Sébastian. Ma tête tombe sur l’oreiller. Bonsoir et à demain
Didier


